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Observatoire Grand Montréal: pénurie de logements abordables dans la région métropolitaine

Les logements abordables se font rares dans la région métropolitaine et l’enjeu, comme on l’a vue dans l’actualité récente, n’est pas prêt de disparaître du paysage.

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Une note de l’Observatoire Grand Montréal de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) publiée vendredi montre que les taux d’inoccupation sont «très bas» pour les loyers les moins chers, soit ceux de 925 $ et moins par mois.

L’Observatoire s’est penché sur les cinq secteurs géographiques de la CMM pour dresser un portrait des grands indicateurs du marché locatif.

Il n’y a pas de pénurie à proprement dit pour les logements de 925 $ et plus, mais les données montrent en revanche qu’il manque de logements pour les catégories de 725 $ et moins et de 725 $ à 925 $.

Il ressort aussi que le coût des loyers «a connu la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis 2003, soit 4,2 %», entre l'automne 2019 et 2020.

«Le coût des loyers varie fortement entre les logements occupés et les logements disponibles à la location, atteignant par exemple 36 % dans l'agglomération de Montréal et 44 % à Laval», a précisé par ailleurs l’Observatoire, vendredi, dans un communiqué.

Consacrer plus de 30 % de son revenu brut pour se loger

Les ménages dont le revenu annuel total est inférieur à 50 000 $ ont de plus en plus de difficulté à se maintenir la tête hors de l’eau en ce qui a trait à l'habitation.

En effet, un nombre croissant de gens, soit 210 000 ménages, doit consacrer plus de 30 % de son revenu brut pour avoir un toit sur la tête. L’Observatoire indique que le loyer moyen des logements inoccupés sur le territoire de la CMM, qui compte 82 municipalités, est de 1198 $ par mois. Pour consacrer moins de 30 % de son revenu, un ménage doit donc gagner 56 400 $ ou plus.

«Ainsi, plusieurs travailleurs des secteurs névralgiques de la CMM ont de la difficulté à consacrer moins de 30 % de leurs revenus bruts pour se loger», a indiqué l’Observatoire, rappelant que seulement 7,3 % des 46 300 logements locatifs privés construits de 2017 à 2020 dans le Grand Montréal étaient des logements sociaux.

On souligne par ailleurs que les «normes du programme AccèsLogis, le seul qui permet d'augmenter l'offre de logements sociaux et communautaires, sont inadéquates, ce qui ralentit la livraison des unités (seulement 550 ont été livrées en 2020 et plus de 5000 sont en cours de réalisation, et ce, depuis plusieurs années)».

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