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«Il a démontré jusqu'à la dernière minute l'homme qu'il était»

On apprenait il y a quelques semaines que l'ancien joueur de la Ligue nationale de hockey devenu agent, Gilles Lupien, n'avait plus que cinq mois à vivre.

C'est une nouvelle qui a évidemment attristé plusieurs personnes, dont son très bon ami Enrico Ciccone, qui a aussi été son client et son collègue au fil des ans. 

«C'est la première fois que j'en parle, je n'ai pas été capable de le faire avant, a admis Ciccone vendredi soir, encore secoué, lors d'une entrevue à JiC. C'est mon deuxième père, c'est un gars qui m'a beaucoup aidé.

«Ç'a été mon coup de téléphone. Le coup de téléphone que t'as besoin de faire quand ça ne va pas bien... quand tu veux une réponse... quand ça va bien... c'est le gars qui te donne l'heure juste et qui dit toujours la vérité, que ce soit agréable ou non à entendre.»

Lorsqu'il a pris sa retraite en tant que hockeyeur, Ciccone a fait comme Lupien et est lui aussi devenu agent de joueurs.

«J'ai travaillé avec lui et on s'est toujours bien entendus parce qu'on avait la même vision et qu'on a eu la même job [homme fort dans la LNH], a-t-il poursuivi. On comprenait que ça faisait mal. On n'avait pas peur de dire les vraies choses, on n'avait pas peur de se dire que nous aussi on avait peur quand on faisait notre job. On a rit ensemble, on a pleuré ensemble.

«De 15 ans jusqu'à aujourd'hui, à 51 ans, c'est l'une des personnes que j'ai le plus aimé au monde et qui va me manquer énormément. Mais en même temps, aujourd'hui, j'essaie de profiter de chaque moment avec lui. C'est un grand homme.»

Même s'il ne lui reste que quelques mois à vivre, Lupien pense encore aux autres et c'est ce qui a touché Ciccone récemment.

«J'avais beaucoup de travail avec le budget et il disait à tout le monde de ne pas me le dire, a-t-il raconté avec émotion. Il voulait me le dire lui-même, mais il savait que j'avais beaucoup de travail à faire. Il lui reste cinq mois à vivre, mais il pense encore à moi pour ne pas me déranger.

«C'est pour ça que j'ai de la misère à en parler parce qu'il a démontré jusqu'à la dernière minute l'homme qu'il était. Il a toujours pensé aux autres. Il a toujours parlé pour le bien des gens. Oui, il a fait des vagues, mais il m'a toujours dit que la seule chose que j'avais à faire dans la vie, c'est la bonne. C'est dur à faire des fois, mais faut la faire.»

Voyez l'entrevue complète d'Enrico Ciccone dans la vidéo ci-dessus.