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Malgré la crise sanitaire: ces enseignants qui ont fait des petits miracles

Bloc école

Photo d'archives

Alors que le réseau scolaire a été mis à rude épreuve depuis le début de la pandémie, Le Journal part à la recherche d’enseignants qui ont changé la donne au cours de cette année scolaire hors du commun.

Depuis que la COVID-19 a bousculé nos vies, des enseignants ont fait de petits miracles au quotidien, adaptant sans cesse leur enseignement aux aléas imposés par le virus. 

Entre deux séances de lavage de mains, ils auront tout de même réussi à faire naître cette petite étincelle dans les yeux de milliers d’élèves, que ce soit derrière leur masque en classe ou à l’écran. 

Au cours des prochaines semaines, nos lecteurs – parents, élèves et collègues – sont invités à nous faire part de ces profs d’exception qui se sont démarqués par leur dévouement, leur patience et leur passion au cours des derniers mois. 

Les portraits de dix enseignants qui auront été sélectionnés seront publiés dans nos pages d’ici la fin de l’année scolaire, en juin. 

L’exercice, qui a déjà été réalisé à quelques reprises, permettra d’illustrer comment ces enseignants ont réussi à captiver leurs élèves tout en surmontant les mille et un défis imposés par la pandémie. 

S’adapter

En pleine crise sanitaire, la recette de leur succès devrait forcément reposer sur un ingrédient-clé : la capacité d’adaptation, souligne Clermont Gauthier, professeur retraité de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

Les bons profs en période de pandémie sont aussi ceux qui « maîtrisent le plus possible la technologie et qui sont capables d’apprendre sur le tas », ajoute-t-il.

Même son de cloche de la part de Stéphane Allaire, professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi. 

« Se revirer de bord à 48 heures d’avis » parce qu’une classe ferme, c’est loin d’être évident, souligne-t-il. Plusieurs n’ont d’ailleurs pas attendu les consignes venues d’en haut pour cibler les contenus à enseigner en priorité, tout en devant gérer leurs propres inquiétudes concernant les risques de contracter le virus en classe, ajoute M. Allaire.

Une victoire

Malgré tous les chambardements, la pandémie aura néanmoins mené à « une grande victoire » dans le réseau scolaire, ajoute de son côté Clermont Gauthier, car l’enseignement en ligne aura fait naître le « désir de l’école » chez plusieurs élèves. 

« L’école devient un objet de désir pour le jeune. Enfin ! » lance-t-il.