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Un ex-col bleu jetait ses ordures dans la nature

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Photo tirée de Facebook

Le camionneur qui a pris la nature pour un écocentre le mois dernier en déversant ses rebuts sur des terrains de Sainte-Brigitte-de-Laval est un ancien col bleu congédié par la municipalité en 2020.

En dénonçant un manque de civisme, des citoyens ont réussi à épingler le pollueur avant que son identité ne soit connue. À deux reprises au moins, le suspect aurait balancé ses vieux matériaux de construction, notamment au fond de la rue Labranche, à Sainte-Brigitte-de-Laval. 

En 24 heures, l’individu a été retrouvé et la police est intervenue. Le directeur général de Sainte-Brigitte-de-Laval a confirmé que l’individu était un ancien col bleu congédié il y a un an par la municipalité. 

« Il a été identifié et il a récupéré ses matériaux. C’est l’un de nos anciens employés congédiés l’an dernier », a affirmé Marc Proulx.

Selon un règlement pour l’ensemble de la MRC, l’amende est de 300 $ pour une telle infraction. Toutefois, en matière d’environnement, la loi prévoit une amende minimale de 5000 $ pour la disposition de matières résiduelles dans un lieu non autorisé.

Vols de temps

Opérateur journalier et chef d’équipe, Francis Garneau comptait huit ans d’ancienneté lorsqu’il a été congédié en 2020. Le travailleur a contesté sans succès son renvoi : l’arbitre de grief a donné raison à son employeur sur toute la ligne. 

« Le lien de confiance a été tué par des vols de temps presque tous les jours. Pour le Tribunal, le plaignant n’a aucune crédibilité », écrit l’arbitre Côme Poulin. 

La preuve de l’employeur contenait notamment des informations d’une « très grande précision » et le travailleur n’a fourni « aucune explication cohérente ». 

Dans sa décision de 49 pages, l’arbitre explique qu’il a tranché non pas par prépondérance de preuve, mais « hors de tout doute raisonnable ». 

Intimidation

De plus, Garneau n’a pas aidé sa cause lors de l’audition. « Le Tribunal ne peut passer sous silence le comportement de l’un des plaignants, Francis Garneau qui, lors de la dernière journée d’audience, alors qu’on en était à l’argumentation, a tenté d’intimider les représentants de l’employeur », écrit l’arbitre jugeant son comportement inadmissible.

« Le procureur syndical, malgré tous les efforts déployés et malgré son professionnalisme lors des audiences, ne pouvait réussir », ajoute-t-il.

Les griefs ont été rejetés et un an plus tard, Garneau a été pris à décharger ses rebuts à Sainte-Brigitte-de-Laval.