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Une des aides à la formation pourrait survivre à la crise

Quebec

Photo d'archives

L’allocation de requalification de 500 $ par semaine de Québec qui a permis à plus de 20 000 personnes sans emploi de suivre une formation pourrait être prolongée.

« Je n’exclus rien. On a la démonstration avec ce succès-là de la nécessité de la formation et de la requalification pour s’assurer d’une reprise économique solide », a affirmé en entrevue au Journal Jean Boulet, ministre du Travail.

Frais de garde, frais de transport, frais de scolarité... le Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation (PARAF), lancé en novembre dernier et doté d’une enveloppe de 114,6 millions de dollars, est une réussite selon le ministre.

« La meilleure façon de contribuer à la relance économique pour les personnes qui sont affectées par la pandémie, c’est soit de se requalifier ou de rehausser leurs compétences », a souligné Jean Boulet.

Secteurs prioritaires

Au total, le PARAF a soutenu 14 346 personnes, dont plus de 48 % de femmes et 50 % de jeunes de moins de 35 ans au 30 avril dernier. Plus de 6000 autres débuteront leur formation ces prochains mois.

Près de 40 % viennent de secteurs prioritaires, comme la construction (18 %), la santé (14 %), les technologies de l’information (6 %) et les services de garde (2 %). 

« Sur les 200 000 personnes ni en emplois, ni aux études, ni en formation, il y a 70 000 jeunes en chômage », a rappelé le ministre, qui veut les intégrer au marché du travail.

Au passage, Jean Boulet a plaidé pour que les immigrants aient aussi leur place après la sortie musclée du premier ministre, François Legault, qui a critiqué les lenteurs d’Ottawa avec les travailleurs qualifiés.

« En TI, ce sont des emplois payants. Il y a des personnes immigrantes qui ont les qualifications », a-t-il souligné.