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Vos vacances au Québec: la fidélité des Québécois a sauvé l’été

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Photo courtoisie

Malgré une saison touristique 2020 qui s’annonçait incertaine, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a pu sauver les meubles en comptant sur une fidèle clientèle québécoise qui a partiellement compensé la perte soudaine des touristes européens. 

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C’est ce qui ressort d’une série d’entrevues réalisées auprès des principaux acteurs économiques, touristiques et politiques de cette région où l’activité touristique est primordiale. L’essentiel des intervenants s’accorde pour dire que les espoirs sont grands de voir les effets de la pandémie s’estomper à compter de l’été 2021. 

« Contre toute attente, il y a bien eu une saison touristique à l’été 2020. Au cours de l’été, les entrepreneurs touristiques de la région ont eu l’agréable surprise d’accueillir une clientèle locale ainsi que de nouvelles clientèles provenant de Montréal, de la Capitale-Nationale et même de l’Ontario », s’est félicité l’organisme Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Véritable moteur touristique régional, le Zoo de Saint-Félicien a vu son achalandage baisser de moitié à cause de la COVID-19. 

Un ours polaire du Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Photo d'archives

Un ours polaire du Zoo sauvage de Saint-Félicien.

« Quand la pandémie a éclaté l’an dernier, nous avons immédiatement perdu pratiquement toute notre clientèle européenne qui représente le tiers de notre achalandage habituel », a révélé Lauraine Gagnon, directrice générale du Zoo.     

  • Écoutez la journaliste Karine Gagnon ici   

Miser sur l’achat local

En 2020, cette attraction majeure a reçu 93 500 clients, contre 187 000, l’année d’avant. Mais, au moment où les touristes européens disparaissaient du jour au lendemain, les visiteurs québécois n’ont pas déserté les lieux. De légères hausses ont même été enregistrées dans ce segment de la clientèle, malgré le contexte sanitaire exceptionnel. 

« S’il y a quelque chose à tirer de positif de la pandémie, c’est la sensibilité des gens pour l’achat local. Le Québec est rempli de joyaux. Allez les visiter ! » a imploré Mme Gagnon. 

Même si le Zoo sauvage de Saint-Félicien a vu défiler moins de visiteurs en 2020, la directrice générale de l’établissement, Lauraine Gagnon, est toutefois ravie de voir que les Québécois ont été au rendez-vous.

Photo Taïeb Moalla

Même si le Zoo sauvage de Saint-Félicien a vu défiler moins de visiteurs en 2020, la directrice générale de l’établissement, Lauraine Gagnon, est toutefois ravie de voir que les Québécois ont été au rendez-vous.

Après avoir limité les pertes à l’été 2020, le Zoo a complètement fermé ses portes à l’automne 2020 et à l’hiver 2021. Des travaux majeurs ont été devancés pour pouvoir accueillir la clientèle dans de bonnes conditions à partir du 5 juin (de façon partielle) et du 19 juin (de façon complète).

Des espoirs prudents

Même si l’incertitude plane encore sur la saison estivale 2021, Mme Gagnon note que les réservations pour les campings et pour les chalets dans le secteur de Saint-Félicien battent déjà leur plein.

Cela suscite des espoirs prudents, car tous les intervenants dans ce dossier sont conscients que les effets de la pandémie ne vont pas s’estomper aussi vite qu’on le voudrait.

À une trentaine de minutes de voiture de là, au village historique et musée à ciel ouvert de Val-Jalbert, le coordonnateur Charles Desbiens a également noté la disparition soudaine de l’importante clientèle européenne qui risque de ne pas revenir avant 2025-2026, selon les projections des voyagistes.

« À l’été 2020, les Québécois sont venus plus qu’en saison normale et ont compensé, en partie, la perte de la clientèle internationale », a-t-il décrit.  

Du côté de Saint-Gédéon, un village touristique qui voit sa population de 2200 personnes quadrupler en été, Annie St-Hilaire, copropriétaire de la microbrasserie du Lac-Saint-Jean, a connu un bel été 2020. 

L’année 2020 a cependant été en dents de scie. Pendant que les touristes québécois étaient au rendez-vous au Lac-Saint-Jean, les livraisons de la microbrasserie pour les bars du Québec ont subi un important ralentissement à cause de la fermeture de ces établissements durant de longs mois. 

L’enjeu de la main-d’œuvre

Pour l’été 2021, l’enjeu de la main-d’œuvre semble préoccuper Mme St-Hilaire au moins tout autant que la pandémie. D’après elle, les différentes mesures d’aide financière d’Ottawa ont renforcé le problème lancinant du recrutement et de la fidélisation des employés. 

Pour compléter son équipe, la femme d’affaires est donc allée chercher, pour la toute première fois, quatre cuisiniers venus du Maroc et de la Tunisie. 

Cet été, les plats offerts dans la microbrasserie risquent fort d’avoir non seulement des saveurs du Lac, mais aussi un zeste de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée.

Région  Achalandage 2019 Achalandage 2020
Capitale-Nationale 14 551 14 824
Montérégie 10 673 10 718
Montréal 7107 8293
Chaudière-Appalaches 5234 5385

 

De gros impacts pour la région  

 

«Durant l’été, le tourisme nous fait vivre à hauteur de 70 %. C’est énorme. Avec ce qu’on a vécu au cours de la dernière année, c’est inquiétant, mais on s’en tire quand même très bien. »

– Andrée Laforest, ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean

 

«Je suis persuadé qu’on va remonter la pente. Je suis très positif pour l’économie de la région et pour le Zoo. 2021 va être meilleure que 2020, et 2022 sera meilleure que 2021. »

– Luc Gibbons, maire de Saint-Félicien

 

«Avec la COVID, les gens du Québec ont redécouvert le Lac-Saint-Jean. »

– Émile Hudon, maire de Saint-Gédéon

 

«Les entrepreneurs en prennent beaucoup sur leur dos parce qu’il y a un manque de main-d’œuvre. J’ai beaucoup d’employés qui avaient 60 ans qui ont décidé de prendre leur retraite à cause de cette pandémie-là. »

– Claude Brodeur, présidente de la Chambre de commerce de Saint-Félicien et directrice adjointe de l’hôtel de La Boréalie

 

Saguenay-Lac-Saint-Jean  

Les visiteurs du parc national de la Pointe-Taillon pourront y planter leur tente ou bien louer des tentes déjà équipées.

Photo courtoisie Sépaq

Les visiteurs du parc national de la Pointe-Taillon pourront y planter leur tente ou bien louer des tentes déjà équipées.

Le parc national de la Pointe-Taillon

Si populaire, si méconnu  

  • Si la plupart des visiteurs fréquentent la plage fami-liale près du centre de découverte et de services, on ignore souvent que la pointe du parc national est bordée par 15 km de berges sablonneuses plus ou moins sauvages.          
  • On peut y faire une halte lors d’une balade en kayak ou en planche à pagaie à louer près de la plage surveillée. La pointe est aussi plaisante à découvrir sur deux roues, grâce à un réseau de pistes cyclables accessible à tous et relié à la Véloroute des Bleuets.          
  • Pour l’hébergement, on a deux options : le camping rustique ou les tentes équipées à louer.                    

INFOS PRATIQUES  

  • 15 km de berges sablonneuses          
  • Activités : plage surveillée, kayak ($), planche à pagaie ($), pistes cyclables          
  • Hébergement : chalet Écho à partir de 139 $/nuit, prêt-à-camper Étoile à partir de 111 $/nuit, prêt- à-camper à partir de 96 $/nuit, camping à partir de 25 $/nuit          
  • Accès au parc : 8,90 $/adulte, gratuit pour les 17 ans et moins          
  • Chiens admis en laisse dans certains secteurs          
  • 418 347-5371 (accueil)          
  • 1 800 665-6527 (réservation)          
  • sepaq.com/pq/pta   

Secteurs encore nouveaux  

  • Sur les lieux d’un ancien centre de plein air, le secteur Les Amicaux, ouvert seulement en 2018, se distingue par une des plus belles plages publiques du lac. On peut y loger dans des chalets Écho ou des unités prêt-à-camper Étoile.          
  • Ouvert la même année, le secteur des Îles demeure à explorer en kayak de mer. On y va aussi simplement pour se baigner ou pour faire un pique-nique.          
  • À Saint-Gédéon, le secteur du Camp-de-Touage, aux abords de la baie des Cauchon, enchante par ses petites plages entre des rocs. Il y a un coin de paradis pour quiconque s’y aventure.                    

La Véloroute des bleuets

Le tour du lac Saint-Jean sur deux roues  

  • 256 km : c’est la distance totale de ce circuit en boucle. La Véloroute des Bleuets se déguste donc à petites bouchées.          
  • D’ailleurs, plusieurs endroits se prêtent à une halte, à commencer par les plages, particulièrement à l’est.                    
La Véloroute des Bleuets offre de magnifiques panoramas en bordure du lac Saint-Jean.

Photo courtoisie Sépaq

La Véloroute des Bleuets offre de magnifiques panoramas en bordure du lac Saint-Jean.

 La carte  

  • Pour bien planifier votre itinéraire, la carte de la Véloroute est indispen-sable. Les distances entre les localités sont indiquées, de même que les sections convenant plutôt à la famille.          
  • Une carte est téléchar-geable sur Ondago. Une fois ins-tallée sur votre téléphone, elle indique en tout temps où vous êtes, comme un GPS.                    

Selon votre vélo  

  • Le tour du lac est davantage adapté aux vélos de cyclotourisme, compte tenu de la distance à parcourir et des sections avec accotements asphaltés.          
  • Pour le vélo hybride, qu’utilisent habituel-lement les familles, trois secteurs, composés de pistes cyclables ou de segments à chaussée désignée, sont indiqués sur la carte.          
  • Au nord : autour de la péninsule du parc national de la Pointe-Taillon. Au sud : de Saint-Gédéon à Desbiens. À l’ouest : aux alentours de Saint-Félicien, connu pour le Zoo sauvage. Chaque secteur a son charme.       

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