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36e Gala Artis: les réactions des gagnants

C’est au moyen d’une salle de presse virtuelle que les gagnants du Gala Artis ont accordé des entrevues aux journalistes, dimanche soir. Mais le bonheur de la victoire et de célébrer notre télé transperçait largement les écrans. Voici les réactions heureuses de quelques récipiendaires.

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Martin Matte

Personnalité masculine de l’année

Rôle masculin / Comédies («Les beaux malaises 2.0»)

«On vieillit, et il y a des jeunes qui arrivent, mais pour le moment, ce soir, je suis correct ! (rires) Je doute beaucoup quand j’écris, et j’espère que ça va faire un petit bout de chemin dans le doute. J’espère que ce doute ne me nuit pas à créer, et que [ces prix] vont l’apaiser, et m’aider à créer plus.» «J’ai tellement eu une belle réponse! Tellement de gens écoutaient "Les beaux malaises", j’ai tellement reçu une grosse vague d’amour, que le prix, c’est un bonus. On peut dire que les trophées ne sont pas importants, mais on fait de notre mieux dans notre travail et, quand on en gagne, ça fait du bien pareil. Les trophées sont une petite tape dans le dos, une vague d’amour de plus.»

Julie Le Breton

Personnalité féminine de l’année

Rôle féminin / Comédies («Les beaux malaises 2.0»)

«C’est la cerise sur un très, très beau "sundae" que fut le retour des "Beaux malaises". On se demandait si les gens allaient embarquer dans la séparation de Martin et Julie, et c’était rassurant de voir les gens continuer de s’aimer malgré les aléas de la vie.»

Pierre Bruneau – Animateur/Animatrice de bulletins de nouvelles («TVA Nouvelles»)

«On se sent un peu mal de célébrer dans de telles circonstances, mais en ayant une pensée pour les gens éplorés, ça ramène à la bonne place tout ce dont on doit se souvenir. Ces familles ont été tellement touchées, bouleversées. Mais on va finir par passer à travers! Cette année, de me retrouver là, je suis tellement touché! Les années passent, il y a des gens qui poussent derrière moi et prennent leur place, tous réseaux confondus. Mais ils vont bientôt avoir leur chance!»

Gino Chouinard - Animateur/Animatrice d’émissions de services («Salut Bonjour»)

«J’ai été déstabilisé et, en sortant des coulisses, j’ai compris pourquoi : dans la dernière année, j’ai reçu beaucoup de messages durs des gens, qui avaient perdu des proches... Les gens n’avaient personne à qui en parler, alors ils nous écrivaient à nous. On a eu des témoignages "heavy", des fois. Ça, je l’ai absorbé, et sur scène, je repensais à ces gens-là.»

«C’est ma 14e année à "Salut Bonjour", c’est mon 14e trophée, et ça me rend un peu mal à l’aise. En même temps, c’est le public qui fait ce choix-là. Ça me fait plaisir, même si, aux yeux des autres, parfois, ça me rend un peu inconfortable. Mais je dois l’assumer. Je le dis en toute humilité et modestie; les autres font aussi une super "job", mais je suis en ondes 20 heures par semaine. Je déduis que c’est un facteur qui influence le résultat.»

Mario Dumont – Animateur d’émissions d’affaires publiques («Mario Dumont»)

«Je serais curieux de revoir les images, à quel point ça devait paraître sur scène, que j’étais surpris! C’est rare que je suis pris au dépourvu, dans la vie. Je fais une émission quotidienne où il arrive toutes sortes d’événements, de conférences de presse, d’annonces, de nouvelles de dernière heure... Je ne suis jamais pris au dépourvu, mais là, je l’étais totalement!»

Dave Morissette – Animateur d’émissions de sports («Dave Morissette en direct»)

«Cette année, ça fait particulièrement beaucoup de bien. Mon père (récemment décédé, NDLR), ce soir, se serait sûrement ouvert une Budweiser légère sans alcool... C’est le premier gala où je ne l’appelais pas avant. J’étais content d’avoir la chance de rendre hommage à un homme exceptionnel, un gars d’usine qui a fait tellement de bien dans sa vie. J’ai eu la chance d’être là jusqu’à ses derniers moments. Mon père était tellement fort... C’est bizarre de faire de la télé sans qu’il soit là. Mon père était mon meilleur ami.»

Écoutez la chronique culturelle d’Anaïs Guertain-Lacroix à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:

Sarah-Jeanne Labrosse – Rôle féminin/Séries dramatiques saisonnières («Les pays d’en haut»)

«Ça couronne la dernière saison des "Pays d’en haut", c’est un très beau cadeau. C’est une saison que j’ai beaucoup aimé lire, et je suis contente que les gens aient aimé le résultat. Le texte était puissant, et j’aurais pu passer plus de temps à rendre hommage à Vincent (Leclerc) et mes autres partenaires. J’étais bien entourée. C’était très significatif. Ç’a été un projet très marquant de ma vingtaine. Ça boucle la boucle, et j’aurais aimé que Vincent gagne aussi, et entendre ce qu’il aurait eu à dire.»

«C’était important pour moi de prendre la parole sur DES enjeux chauds des dernières semaines [dans son discours de remerciements, NDLR]. Ce n’était vraiment pas dans l’idée de pointer une seule situation ou une seule personne. J’ai dit tout ce que je voulais dire. J’ai envie qu’on ait le courage et l’intelligence de se poser les bonnes questions, pour que nos conditions de travail soient saines. Je tenais beaucoup à le dire.»

Gildor Roy – Rôle masculin / Séries dramatiques annuelles («District 31»)

«Quand j’ai regardé les Oscars, j’ai trouvé qu’Hollywood faisait le "party" même si ça allait mal dans le monde. Et j’avais peur que ça ait l’air de ça, ce soir. Je ne pense pas que ça serait de mise de dire aux gens de dire que notre vie est tellement formidable. Et ce n’est pas ce que ça donne, le gala, ce soir. C’est assez sobre, on a juste assez de "fun", et je trouve ça respectueux. C’est le monde qui nous regarde qui nous donne le trophée, il faut les inclure là-dedans.»

Maude Guérin – Rôle masculin / Séries dramatiques annuelles («5e rang»)

«Je ne m’attendais tellement pas à ça! On a de très bonnes cotes d’écoute, mais il y avait quand même trois filles pour "District 31". De recevoir ça, c’est du gros amour de la part du public. Cette année, ce n’était pas toujours facile, de travailler avec masques et visières, mais ce n’est facile pour personne. J’ai hâte qu’on puisse vivre autre chose, parce que moi je fais ce métier pour avoir une proximité avec les gens.»

Jean-René Dufort - Animateur/Animatrice d’émissions de variétés ou de divertissement («Infoman»)

«Je le vois comme un trophée de connivence, et particulièrement cette année. Quand la pandémie est arrivée, on suivait l’actualité et on s’est demandé quoi faire. Mais cette année, on a eu les meilleures cotes d’écoute de notre histoire en 21 ans. Je pense que le public avait besoin, cette année, de rire et de ventiler un peu, d’une petite soupape au-dessus du presto.»

Pier-Luc Funk – Artiste d’émissions jeunesse («Pour toujours, plus un jour», «Soirée Mammouth», «14 mille millions de choses à savoir»)

«Ça fait du bien! C’est tellement un métier de passion, d’être comédien ou animateur, que ça veut juste dire, pour moi, de continuer, que je fais bien ça. Nos efforts sont remarqués. On ne sauve pas des vies, mais des fois, peut-être qu’on en améliore. Ça fait du bien de se dire ça. La jeunesse, on passe tous par là et on la vit tous différemment. Et c’est pour ça que c’est un public aussi dur ; deux personnes de 13 ans peuvent être complètement opposées. C’est un âge où on se découvre, où on devient une pâte à modeler. Pour faire plaisir aux jeunes, il faut simplement être honnête.»