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Des sièges du Colisée prennent le chemin d’arénas de Québec

Colisée

Photo d'archives

Pendant que l’avenir du Colisée de Québec fait toujours l’objet d’une analyse à la Ville, de nombreux bancs du mythique édifice prendront bientôt le chemin de cinq arénas de quartier.

La Ville de Québec a décidé de remplacer d’ici la fin de l’année les bancs désuets des arénas Michel-Labadie, Patrick-Poulin et Réjean-Lemelin par des sièges de l’ancien Colisée Pepsi, confirme le porte-parole David O’Brien.

Les bancs des centres Robert-Chevalier et l’Arpidrome devraient aussi être remplacés éventuellement par ceux du Colisée pour un total de 2665 bancs réutilisés dans diverses installations sportives municipales.

Les nostalgiques de l’amphithéâtre reconnaîtront ses sièges bleus, qui datent de 2006 et qui sont toujours en bon état.

Depuis sa fermeture en 2015, la Ville cherche à donner une deuxième vie à quelque 15 000 sièges.

À l’automne 2019, 4000 sièges blancs « vintages », des années 80, avaient rapidement trouvé preneur dans la population.

Dans le cas des 11 000 sièges restants, plus modernes, la Ville en a vendu à ce jour plus de 3422 à des municipalités et des organismes. « Une municipalité est présentement en processus d’achat pour 2000 bancs, dont la vente reste à être confirmée », révèle M. O’Brien.

La Ville a aussi mis de côté une partie des bancs pour ses propres besoins. Elle évalue la possibilité d’en déménager également 2420 dans les arénas Marcel-Bédard et des Deux Glaces.

Au bout du compte, si tous les projets se concrétisent, presque tous les sièges du Colisée, soit plus de 14 507, auront trouvé preneur.

POSSIBLE CONVERSION

Reste maintenant à savoir ce qu’il adviendra du bâtiment. Le 15 février dernier, le maire Régis Labeaume a laissé entendre qu’il pourrait finalement être sauvé, même si l’éventualité d’une démolition n’est pas exclue. Un comité interne a alors été formé afin d’étudier divers scénarios de « conversion ».

L’idée de s’en servir pour accueillir des sports et des loisirs a été lancée. La réflexion se poursuit.

« Pas question de démolir pour l’instant. On a un projet que l’on analyse présentement », a indiqué vendredi l’attaché de presse de M. Labeaume, François Moisan.