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Le manque d’employés se fait sentir à Québec

Les propriétaires de commerce non essentiels ont de la difficulté pour recruter des employés dans la région de la Capitale-Nationale en marge de la levée des mesures d’urgence, lundi.

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L’embauche d’employés représente tout un défi à une époque où la pénurie de main-d’œuvre touche presque tous les secteurs d’activités.

Une crémière du Vieux-Québec, près du Château Frontenac, avait même été contrainte de fermer ses portes par manque d’employés, et ce malgré une offre salariale bien au-delà du salaire minimum.

«Ils sont où, ce monde-là qui refuse une fourchette de salaire entre 19 et 21$? Moi, je ne comprends pas!», a déploré Michelle Dore, propriétaire du Saint-Crème.

Près d’une vingtaine de commerces ont d’ailleurs dû fermer leurs portes sur la rue Saint-Jean depuis le début de la pandémie de COVID-19.

«Alors, force est de constater que certains programmes maintiennent encore une fois les gens éloignés du marché du travail parce que dans certains cas, c’est plus avantageux d’être à l’extérieur du marché du travail que de retourner travailler, ce qui en soi est un non-sens, surtout dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre», a souligné Karl Blackburn, président du conseil du patronat du Québec.

Et l’impact des différentes fermetures de commerces se fait sentir chez les Québécois qui ont hâte de pouvoir reprendre une vie normale.

«C’est tellement beau le Vieux-Québec avec tous ces petits beaux petits commerces qui sont typiques, c’est très recherché d’ailleurs et c’est dommage que les gens ne répondent pas à ces emplois», a mentionné une passante.