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Variant indien : «C’est notre pire ennemi»

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de plus en plus sur la possibilité qu’un variant soit résistant aux vaccins. Le variant indien, qui est en grande partie responsable de la situation catastrophique qui se déroule dans ce pays, est à l’étude présentement.

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«Plus il infecte de personnes, plus il y a de chances de créer de nouveaux virus qui s’adaptent», a mentionné Jacques Lapierre, virologue à la retraite, en entrevue à LCN dimanche.

Avec sa population très dense, l’Inde représente des conditions idéales pour développer un variant très fort.

«Il y a présentement un variant, on l’appelle le variant indien parce qu’il a été trouvé en Inde. C’est un variant qui a deux mutations et semblerait qu’il soit plus facile à transmettre, mais il serait aussi pas mal plus résistant aux vaccins actuels», a rappelé le spécialiste.

Le virologue à la retraite a tenu a préciser que l’inefficacité des vaccins face à ce variant n’a pas été prouvée encore, mais qu’il représente un très grand risque.

«À partir de maintenant, même quand il était classé sous enquête, moi ce que je recommande, c’est qu’on le considère comme notre pire ennemi, même si à la limite il n’est pas pire qu’un autre», a admis Jacques Lapierre.

Présent en Mauricie    

«Actuellement, on l’a isolé dans 21 pays. On l’a isolé au Canada. Il y a des cas en Mauricie près de Trois-Rivières. Ça fait deux semaines que je regarde la Mauricie et je me dis “Qu’est-ce qui se passe?” et finalement ça semble être très stable», a mentionné M. Lapierre.

Il a également tenu à rappeler de continuer les mesures de sécurité comme le lavage des mains, le port du masque et la distanciation malgré la vaccination pour limiter la transmission du virus.

«On ne veut pas que ce variant-là se propage, il y a des mesures qui ont été prises, mais je crois que ça serait une catastrophe si ce variant se retrouverait ailleurs», a souligné le virologue.

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