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Côte-Nord : Grève déclenchée à ArcelorMittal

ArcelorMittal

Photo Archives / REUTERS

Les travailleurs d'ArcelorMittal Mines Canada, le plus grand employeur privé de la Côte-Nord, sont en grève.

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Lundi, les 2 500 membres du syndicat des Métallos de la région ont massivement rejeté l'offre qualifiée de globale et finale présentée par la partie patronale vendredi dernier. Les travailleurs, regroupés dans cinq sections locales, ont voté contre les offres dans des proportions variant entre 97% à 99,6%.

C'est la deuxième fois en 10 jours que les syndiqués rejettent une proposition pour le renouvellement de leur convention collective. Ils réclament des gains sur le plan salarial et des retraites ainsi que des primes pour la vie en territoire nordique.

Les négociations se sont déroulées dans un contexte favorable pour les compagnies minières, qui bénéficient du prix élevé du minerai de fer.

«La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint des sommets. Une portion doit revenir dans la région, revenir au Québec», a indiqué par voie de communiqué le coordonnateur du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

«La multinationale a beaucoup pressé le citron», a souligné le directeur québécois du syndicat des Métallos, Dominic Lemieux. Elle doit revenir à davantage de respect pour ceux qui rendent possible ses profits.»

Dans une déclaration écrite, les dirigeants d’ArcelorMittal ont déploré la décision du syndicat, souhaitant un retour rapide à la table de négociations. Leur plus récente offre, bonifiée par rapport à la précédente, «contenait déjà des propositions généreuses et respectueuses du travail accompli par l'ensemble des salariés», a-t-on fait valoir.

Selon eux, une longue grève ne servirait les intérêts de personne, notamment pour l’économie régionale et même à l’échelle provinciale.

À noter qu’un conciliateur nommé par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale était présent lors de la dernière phase des négociations.