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Le Royaume-Uni abaisse son niveau d'alerte et lève plus de restrictions

Le premier ministre Boris Johnson a confirmé lundi que les Britanniques pourront à partir de la semaine prochaine boire à l'intérieur des pubs ainsi qu'aller au musée ou au cinéma, levant ainsi de nouvelles restrictions après l'abaissement d'un cran du niveau d'alerte relatif à la pandémie de COVID-19. 

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«Ce déconfinement représente une étape très importante sur la voie du retour à la normale», a estimé M. Johnson lors d'une conférence de presse, ajoutant être «convaincu que nous serons en mesure d'aller plus loin» bientôt. 

AFP

Avec cette troisième étape du déconfinement, qui prendra effet le 17 mai, les pubs et restaurants, dont seules les terrasses sont ouvertes actuellement, pourront servir des clients à l'intérieur également.

À cette date, les Britanniques pourront aussi se rencontrer chez eux, à l'intérieur, mais jusqu'à six personnes maximum ou deux foyers. À l'extérieur, les rassemblements de plus de trente personnes resteront interdits. 

Les familles et amis pourront aussi de nouveau se serrer dans les bras, ce qui n'était plus possible depuis plusieurs mois. Un moment symbolique, «un pas vers ce moment où nous apprenons à vivre de manière responsable avec Covid», a jugé Boris Johnson, appelant chacun à «faire ses propres choix» à partir d'«avis scientifiques sur la manière de protéger ceux qui nous entourent». 

Par ailleurs, les musées et cinémas rouvriront leurs portes, et les stades pourront à nouveau accueillir des fans de sport, mais dans des capacités limitées. 

Concernant les voyages, les personnes arrivant de douze pays dont Israël et le Portugal, mais pas de destinations prisées des vacanciers comme la France ou l'Espagne, seront exemptes de quarantaine. 

Zéro décès en Angleterre

Cette confirmation du passage à l'étape suivante du déconfinement intervient quelques heures seulement après l'abaissement d'un cran du niveau d'alerte relatif à la pandémie de COVID-19. 

Celui-ci est passé de quatre (épidémie en circulation générale et transmission élevée ou exponentielle) à trois (épidémie en circulation générale), ont déclaré dans un communiqué les chefs médicaux des quatre nations constitutives du pays (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord). 

Grâce à la vaccination notamment, «le nombre de cas, de décès et la pression sur les hôpitaux ont baissé constamment», ont-ils souligné. «Toutefois, le Covid continue de circuler avec des gens qui attrapent et répandent le virus tous les jours, de sorte que nous devons tous rester vigilants». 

En février, le niveau d'alerte avait été abaissé du niveau cinq, le maximum, à quatre. 

Le Covid-19 a fait plus de 127.000 morts au Royaume-Uni, le pays le plus endeuillé d'Europe par cette maladie, mais le pays est engagé dans l'une des campagnes de vaccination les plus avancées au monde. Plus de 35 millions de personnes ont ainsi reçu une première dose de vaccin et plus de 17 millions une deuxième dose, sur quelque 66 millions d'habitants.  

C'est pourquoi «les décès et les hospitalisations sont à leur niveau le plus bas depuis juillet dernier», a vanté lundi le premier ministre lors de sa conférence de presse. 

Selon le dernier bilan des autorités sanitaires, le Royaume-Uni comptabilisait lundi seulement quatre morts, dont aucune en Angleterre: une première depuis mars 2020, même si les bilans en début de semaine sont souvent anormalement bas après le weekend. 

Le premier ministre a cependant exhorté les citoyens a «rester vigilants» face au «potentiel létal» des variants. «Bien que rien ne nous permette encore de penser que ces variants sont résistants aux vaccins, nous devons continuer à lutter contre leur propagation», a-t-il martelé.