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Les restaurateurs exaspérés par le yoyo des restrictions

Tandis que la région de l’Estrie rebasculait lundi en zone rouge, les restaurateurs ne cachaient pas leur exaspération envers le yoyo des mesures sanitaires liées à la COVID-19.

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«La résilience elle est usée. Une troisième fermeture, ce sera plus difficile probablement au niveau de nos employés par ce qu’eux aussi ont une réalité économique», indique Annie Faucher, copropriétaire du Liverpool.

Jordan Trifiro-Rodrigue, copropriétaire du restaurant Le Savo, est plutôt découragé par la situation, même si son restaurant était déjà fermé en raison d’un cas de COVID-19.

«C’est un va-et-vient d’émotions. Le stress, autant financier, autant de dire à ses employés en pleine face qu’il faut encore qu’ils retournent sur l’aide financière. Ça commence à devenir difficile», avoue-t-il.

À la recherche de solutions pour éviter le pire, Annie Faucher indique avoir multiplié les appels pour tenter de convaincre les gouvernements d’à tout le moins permettre l’ouverture des terrasses. Mais ce qu’elle souhaite surtout, ce sont des explications.

«Qu’on nous explique présentement pourquoi les commerces non essentiels qui étaient fermés tout comme nous dans les deux premières vagues (sont) maintenant ouverts et on parle encore de la restauration (...) Il n’y a pas plus d’éclosions dans nos milieux que dans des usines», se désole-t-elle. 

Et pendant que les restaurants sont forcés de fermer leur salle à manger, ce sont les Uber Eats et Skip the Dishes de ce monde qui s’en mettent plein les poches.

«Présentement, on fait moins affaire avec Uber. Là on va recommencer parce qu’on n’a évidemment pas le choix. Donc on va avoir la surprise (des frais) lorsqu’on va faire notre comptabilité», mentionne Jordan Trifiro-Rodrigue.

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