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Novavax accuse des retards dans la demande d'autorisation de son vaccin

Novavax a fait part lundi de retards dans son projet de demande d'autorisation de son vaccin anti-COVID, essentiel au dispositif de partage de doses Covax, qui ont fait dégringoler son cours en Bourse.

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 L'entreprise de biotechnologie américaine avait dans un premier temps annoncé vouloir déposer cette demande en urgence au Royaume-Uni «au deuxième trimestre 2021», ainsi que peu après aux États-Unis. Elle ne prévoit désormais pas de le faire avant «le troisième trimestre».

Cette annonce a fait chuter son titre de plus de 12% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

Le remède de Novavax utilise une technologie différente de celles employées pour les vaccins déjà largement autorisés dans le monde. C'est un vaccin dit «sous-unitaire», à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus.

En mars, l'entreprise a déclaré que son vaccin était efficace à 89,7% contre les formes symptomatiques de la maladie, selon des essais cliniques menés au Royaume-Uni sur plus de 15 000 personnes de 18 ans et plus.

Novavax s'était engagée à mettre à disposition 1,1 milliard de doses de son candidat vaccin au programme international de vaccination anti-COVID, Covax.

Plus tôt dans la journée, l'entreprise annonçait par ailleurs avoir réalisé de premiers essais sur des animaux d'un vaccin unique combinant ceux qu'elle développe séparément contre la grippe et la COVID-19, avec de premiers résultats positifs.

Le vaccin contre la grippe de Novavax (nommé NanoFlu), ainsi que son remède contre la COVID-19 (NVX-CoV2373) ont tous deux été étudiés séparément dans des essais cliniques de phase 3, c'est-à-dire sur des milliers d'humains.

L'entreprise a cette fois administré un vaccin contenant les deux produits, à des furets et des hamsters.

Celui-ci «a suscité des réponses solides contre à la fois la grippe A et B et une protection contre le SARS-CoV-2», le virus provoquant la maladie COVID-19, a déclaré Novavax dans un communiqué.

L'entreprise prévoit de commencer les tests sur des humains, d'abord en très petit nombre, «d'ici la fin de l'année», a-t-elle précisé.

«Nous pensons que ce nouveau vaccin candidat issu d'une combinaison (...) pourrait être un futur outil important dans la lutte de long terme contre ces deux virus respiratoires», a déclaré Gregory Glenn, en charge de la recherche et du développement chez Novavax.