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Places en CPE: Québec autorise l’ouverture de locaux temporaires

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Photo Adobe Stock

Québec permettra dorénavant aux CPE d’accueillir des enfants dans des locaux temporaires le temps de construire leurs installations permanentes, mais le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, se défend d’inaugurer une nouvelle version des classes «roulottes».

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Le CPE de la Baie, à Bonaventure, en Gaspésie, sera le premier à tester cette nouvelle façon de faire. Quelque 26 enfants y seront accueillis dans les locaux du presbytère d’ici l’ouverture de 32 nouvelles places dans ses nouveaux espaces, dans huit mois.

Québec espère ainsi résorber en partie l’enjeu du manque de places dans les services de garde reconnus dont témoigne la liste de 50 000 parents en attente d’une place à son guichet unique.

«On doit innover, on doit pouvoir penser en dehors de la boîte», a résumé le ministre, Mathieu Lacombe, au sujet du nouveau projet : «le premier d’une longue suite».

Mais le gouvernement n’entend pas faire de compromis sur la santé, la sécurité et le programme éducatif destinés aux enfants. Tous les locaux temporaires devront répondre aux normes d'incendies et faire l’objet d’une inspection avant leur ouverture, a souligné le ministre.

Québec accepte de payer pour les aménager, mais il devra en coûter moins de 50 000 $.

Le ministre se défend aussi de vouloir garder ces locaux ouverts plus longtemps que prévu afin de combler le manque de places en garderies dans la province, telles des «classes roulottes» installées dans la cour de certaines écoles.

«Ce qui nous prémunit contre la tentation de rendre ces installations temporaires permanentes, c’est que c’est fait seulement lorsqu’il y a déjà un projet [de construction d’un CPE] qui se met en branle», explique-t-il.

À Bonaventure, les salles communautaires du presbytère étaient inoccupées depuis plusieurs mois en raison de la pandémie, d’où l’idée de les utiliser pour accueillir rapidement des enfants, a indiqué la directrice du CPE de la Baie, Julie Dalpée.

À Montréal, où les locaux vacants peuvent être plus rares, l’ouverture de locaux temporaires pourrait être plus compliquée, mais le ministre, Mathieu Lacombe, ne ferme pas la porte : «on va appliquer cette solution là où c’est possible de le faire», dit-il.

Une dizaine de projets de locaux temporaires seraient déjà en marche à différents endroits dans la province.

D’ici cet été, Québec veut avoir octroyé les permis de construction de 4359 nouvelles places en CPE. L’ouverture de locaux temporaires devrait être proposée dans ces cas.

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