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Une nouvelle grève dans le milieu de l'éducation

Le personnel de soutien des cégeps débrayera à son tour, la semaine prochaine, au cours d'une nouvelle grève visant à dénoncer le manque d'avancées dans les négociations de leur convention collective.

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«[Le gouvernement] nous offre des montants insuffisants en termes de salaire, mais ses demandes feraient en sorte d'augmenter la précarité d'emploi vécue par beaucoup de nos membres», a dénoncé la présidente du Secteur soutien cégeps FEESP-CSN, Martine Moreau, dans un communiqué publié lundi matin.

Celle-ci va jusqu'à juger que le gouvernement tente «d'imposer unilatéralement des reculs sur les conditions de travail».

Conséquemment, quelque 6300 membres du personnel de soutien de 34 établissements collégiaux affiliés à la FEESP-CSN tiendront trois jours de grève. On retrouve parmi ces employés des manoeuvres, du personnel technique et de soutien administratif, ainsi que des ouvriers spécialisés.

Cette sortie survient alors que les professeurs de cégep ont déjà annoncé qu'ils débrayeront jeudi pour une journée, après une première journée de grève le 30 mars dernier.

Une partie du personnel du réseau secondaire et primaire avait aussi fait entendre ses revendications dans les dernières semaines, lors de différentes journées de grève tenues ici et là, en fonction de leur affiliation syndicale.

Le premier ministre François Legault avait annoncé, au début du mois, vouloir régler dans les prochaines semaines les différentes négociations de convention collective en cours dans le secteur public.

«Nous nous inscrivons dans cette volonté. Toutefois, encore faut-il que le gouvernement adopte une vue d'ensemble quant aux différentes situations et problématiques ayant cours dans les secteurs public et parapublic, notamment dans les cégeps, où la pénurie de personnel se fait déjà sentir dangereusement pour les classes d'emploi de soutien», a répliqué Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN.