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Club illico: humour et drame au coeur de «Audrey est revenue»

PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Bien que la série «Audrey est revenue», en tournage pour le Club illico, racontera comment une jeune femme doit redécouvrir son passé et réapprendre à vivre après 16 années dans le coma, elle contiendra plusieurs moments drôles. 

Les cosénaristes Guillaume Lambert et Florence Longpré - qui défend aussi le rôle principal d’Audrey - ont mélangé leurs univers pour créer un ton qui s’apparente à celui de leurs succès «L’âge adulte» et «M’entends-tu?».

«Cette préoccupation de mélanger toujours l’humour et le drame est au coeur de la série. C’est tout le temps-là, confie le réalisateur Guillaume Lonergan, qui a aussi participé aux deux autres projets. À chaque séquence, il y a quelque chose de très dramatique, il y a quelque chose de très drôle, de très absurde.»

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Le spectateur sollicité

Si l’accident qui a frappé Audrey et, surtout, son long coma ne peuvent évidemment pas appartenir à tout le monde, la vie de tous les jours et ce qu’elle amène, oui.

«C’est une série dans laquelle il y a plusieurs genres: c’est drôle, il y a beaucoup d’émotions, on pleure aussi. Il y a un élément de mystère, un suspense, un côté noir, détaille le maître du plateau. Tout ça, c’est mêlé dans la vie quotidienne parce que c’est vraiment une famille québécoise très ordinaire à qui cette histoire-là arrive.»

«C’est sur des émotions auxquelles tout le monde peut se connecter. [...] Tout le monde a vécu un traumatisme, un accident dans sa famille, ses amis. C’est comment les gens essayent de se sortir des répercussions.»

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Mais avec ce récit, pas de question de livrer toutes les informations, de prémâcher les réactions aux diverses situations.

«C’est une série qui respecte beaucoup l’intelligence du spectateur; on ne lui donne pas tout cuit dans le bec. [...] Le spectateur va devoir faire les liens entre les choses à mesure que la série va avancer.»

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Les beautés de la nature et de Sorel

L’intrigue se déroule à Sorel, une ville grandement mise en valeur par le réalisateur.

«C’est vraiment extraordinaire de pouvoir filmer dans une ville qu’on voit peu à la télévision. C’est une ville très cinématographique, s’enthousiasme Guillaume Lonergan. Il y a des quartiers résidentiels, un petit centre-ville, des industries, des usines, le fleuve, des bateaux, le terminal maritime... Le “background” de la série est vraiment intéressant.»

Du réveil d’Audrey aux côtés de ses parents (joués par Denis Bouchard et Josée Deschênes) au retour de belles sensations, on passe de l’hiver au printemps, puis à l’été. Ici, les saisons sont importantes.

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«On a vraiment un “feeling” d’être au Québec, précise le réalisateur. Durant les deux premiers épisodes, il neige à fond; c’est comme le blizzard. Audrey sort et il vente, il fait froid. La première fois qu’elle va au parc, il y a du vent, des feuilles qui revolent partout et elle est hyper sollicitée. Il y a plein de sensations. On joue beaucoup là-dessus. Comme ça finit à l’été, il fait beau, il fait soleil et elle a commencé à retrouver l’emprise sur son corps et sa place dans le monde.»

Le tournage de «Audrey est revenue» se poursuit jusqu’en juin. La sortie est prévue quelque part à l’automne, sur Club illico.

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