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Il s’est donné comme mission de sauver l’entreprise familiale

Après la mort de son père dans circonstances jamais élucidées, Marc-André Loiselle a hérité de l’entreprise familiale en 2011. Au même moment, la Commission Charbonneau battait son plein. L’entreprise était alors menacée après avoir perdu son accréditation pour faire affaire avec les gouvernements. Mais le fils de Serge Loiselle s'est relevé les manches pour sauver l'entreprise, laver sa réputation et soutenir ses 300 employés. Récit d’un homme qui s’est donné la mission de venger l’honneur de la famille.

À la tête du Groupe Ali Excavation, une compagnie de construction spécialisée dans l'asphalte, la fabrication de route, notamment, Marc-André Loiselle ne savait plus où donner de la tête quand il a hérité de l’entreprise.

«[C’est une façon] très dure, effectivement [d’hériter de l’entreprise familiale]. On ne sait pas par où commencer. On vit un deuil, on vit un choc, on se pose 101 questions...», laisse entendre l’homme de 43 ans.

Malgré toutes les barrières qui s’étaient dressées devant lui, M. Loiselle n’a jamais eu la moindre intention de vendre l’entreprise.

«C’était une possibilité, mais ça n’a jamais frôlé mon esprit une seconde. Je faisais un coup de téléphone et les millions tombaient du ciel et j’aurais pu faire la belle vie à boire des bons petits drinks dans les îles turquoise pour le restant de mes jours», dit-il.

«Mais ce n’est pas ça qu’on est la famille ici», ajoute-t-il.

Et le temps lui aura donné raison. Le Groupe Ali Excavation a aujourd’hui un chiffre d’affaires de 100 M$. Par année, l’entreprise fabrique environ 150 000 tonnes d’asphalte.

«On ne l’a pas volé! On a travaillé très très durement. On a payé le prix plus qu’une fois. On l’a appris à la dure. On n’a pas eu le choix de reprendre les rênes avec un paquet d’éléments qu’on ignorait», note l’entrepreneur.

Et malgré l’adversité, il tient tête à ceux et celles qui ont tenté de mettre la main sur l’entreprise après le décès de son père.

«Des requins il y en a toujours. Ils sont de plus en plus voraces. [...] Ça vient de partout et de nulle part. Faut toujours être prêt», lance Marc-André Loiselle.