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Procès de François Asselin : Il avoue son crime au policier

Le procès de François Asselin a pris un tournant particulier, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières, avec la présentation d’un vidéo où l’accusé avoue avoir tué son père, Gilles Giasson.

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Les jurés ont pu entendre sa confession lors du visionnement de l'interrogatoire mené le 28 mai 2018 par l'enquêteur Cédric Ménard de la Sûreté du Québec, interrogatoire qui a duré plus de six heures.

Alors qu'il passe aux aveux, on voit l'accusé se contracter, serrer et desserrer les poings comme s'il avait envie de frapper. On l'entend aussi crier sa rage et lorsque le policier le laisse seul quelques minutes, on le voit se prendre la tête entre les mains et pleurer.

Lundi, l'ex-conjointe de François Asselin racontait au tribunal que lorsqu'il avait consommé des stupéfiants, il devenait paranoïaque. Il s'imaginait notamment qu'elle le trompait avec tout le monde, que ce soit le facteur, la police, les voisins et même son propre père, Gilles Giasson.

Dans la salle d'interrogatoire, quand Asselin finit par avouer son crime, il fait référence à ces présumées tromperies. On peut l'entendre dire : «Il m'a pris ma vie, lui l'osti, y'é pas correct. Il m'a pris ma famille. Y'é pas correct man. Pourquoi il m'a fait ça à moi osti. Mon propre père! Il m'a volé ma blonde, ma famille!»

Questionné par le policier, François Asselin affirme qu'avant de tuer son père, il avait pris de l'ectasie, du pot et de la bière.

À la fin de l'interrogatoire, le policier lui propose d'enregistrer une vidéo pour ses enfants et une autre pour sa famille. À ses enfants il dit qu'il les aime et que «papa a été méchant avec des méchants».

Aux membres de sa famille, il dit espérer qu'ils puissent comprendre, qu'il les aime et termine en disant : «jugez-moi pas trop fort.»