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Cohabitation difficile pour les automobilistes et les quadriporteurs

Les policiers de Saguenay reçoivent énormément de signalements pour dénoncer la présence des quadriporteurs sur les routes. La réglementation semble toutefois très floue aux yeux de plusieurs.

À 92 ans, Claude Tremblay est fier de son quadriporteur, un petit véhicule fermé. «C'est une belle petite machine, mais il faut faire attention», a-t-il expliqué mercredi à TVA Nouvelles.

Il circule dans les zones de 50 km/h, mais il évite les secteurs sans trottoir.

«Moi je suis les règlements: quand les trottoirs sont larges, je passe dessus et quand il y a du monde, je fais attention et je vais sur les pistes cyclables. Je m'amuse avec ça», a affirmé M. Tremblay.

Un quadriporteur a récemment été filmé à Saguenay pendant qu'il s'aventurait sur la chaussée d'une route. Ils doivent suivre les règles du Code de la sécurité routière, mais les consignes ne semblent pas aussi claires que prévu puisque la police reçoit beaucoup plus de signalements cette année à leur sujet.

En plus du Code de la sécurité routière normal, les quadriporteurs ont leur propre réglementation.

«Ils ont la permission de circuler dans les zones de 50 km/h, mais il est préférable de circuler sur la piste cyclable et quand vous circulez dans les zones de 70 km/h, vous avez l'obligation de circuler dans l'accotement», a assuré le porte-parole du Service de police de la Ville de Saguenay, Bruno Cormier.

«Certaines personnes achètent même ce type de véhicule sans connaître la réglementation», a-t-il souligné.

Sur une piste cyclable, ils doivent se comporter comme un vélo et sur un trottoir, comme des piétons.

Au Centre de l'autonomie de Chicoutimi, on s'assure que chaque client est apte à conduire le véhicule. On effectue une panoplie de tests et on les informe des règles.

«La réglementation, on leur explique, mais après, une fois que le client est parti, c'est difficile de le suivre. Quelqu'un qui s'achète une auto, tu peux rouler jusqu'à 200 [km/h] si tu veux», a rapporté le directeur de l’établissement, Guy Bergeron.