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Deux ados armés d’une carabine sur le terrain d’une garderie

Photo Agence QMI, Jadrino Huot

Deux adolescents ont provoqué un important déploiement policier lundi soir à Gatineau, alors qu’ils se trouvaient sur le terrain d’une garderie avec une carabine à air comprimé.

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Des voisins ont appelé les policiers vers 18 h après avoir entendu des coups de feu à proximité de la prématernelle Touraine, située sur l’avenue Gatineau. Heureusement, aucun enfant ou employé ne se trouvait sur place à cette heure.

«Je trouve déplorable que des jeunes ne trouvent rien de mieux à faire. J’ose croire qu’ils n’auraient pas fait une chose pareille en présence d’enfants», a raconté Janila, une éducatrice de cette prématernelle, qui a souhaité taire son nom de famille.

Un lampadaire du stationnement de la prématernelle Touraine, à Gatineau, a été fracassé par un plomb de la carabine à air comprimé des deux adolescents.

Photo Agence QMI, Jadrino Huot

Un lampadaire du stationnement de la prématernelle Touraine, à Gatineau, a été fracassé par un plomb de la carabine à air comprimé des deux adolescents.

Caméras

Les deux voyous ont tout de même eu le temps de tirer quelques plombs dans le stationnement de l’établissement avant l’arrivée des forces de l’ordre, fracassant notamment un lampadaire. Ils ont été interceptés à quelques centaines de mètres plus loin.

Selon Janila, les caméras installées autour du bâtiment ont permis de limiter les dommages au lampadaire.

Il s’agit d’un événement isolé à cette garderie ouverte depuis 2014 qui compte une cinquantaine d’enfants et une dizaine d’employés.

«Il ne faut pas s’alarmer, nous sommes dans un quartier tranquille», a affirmé Janila.

Dangers

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) n’a toutefois pas pris cet appel à la légère.

«Nous ne pouvons prendre aucun risque, nous agissons comme s’il s’agissait d’une vraie arme à feu. Il y a des dangers réels, ce qui implique un grand déploiement», a indiqué la porte-parole du SPVG, Andrée East, disant regretter que de telles armes soient facilement accessibles dans des magasins à grande surface.

Les deux adolescents pourraient devoir répondre à diverses accusations devant la Chambre de la jeunesse, dont de méfaits. D’ici là, l’un d’entre eux a été relâché, tandis que son comparse est demeuré détenu pour non-respect de conditions.