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Fermeture possible de la canalisation 5: le Québec pourrait s’adapter facilement

Archives/Agence QMI

Un arrêt de service d’un pipeline d’Enbridge au Michigan pourrait momentanément bouleverser l’approvisionnement en pétrole du Québec. 

«En ne maintenant pas le service, la moitié du pétrole serait arrêté. Ça impliquerait des réductions importantes de pétrole envoyé vers Montréal», a affirmé Norman Mousseau, professeur titulaire au département de physique de l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier, en entrevue à QUB radio, mercredi.

Le Canada et la société Embridge se battent avec le Michigan pour maintenir en service la canalisation 5. La gouverneure démocrate de l’état, Gretchen Whitmer, a promis en campagne électorale de fermer le pipeline en raison de risques environnementaux, selon elle. Si la fermeture de l’oléoduc qui transporte 540 000 barils de pétrole et de gaz naturel par jour venait bouleverser les approvisionnements, le Québec pourrait rapidement trouver d’autres solutions, a estimé Norman Mousseau.

«Ça fait seulement depuis 2015 que le Québec s’approvisionne majoritairement de l’ouest du Canada, avant on achetait de l’étranger et le pétrole arrivait par bateaux. Une interruption très courte ça ne créerait pas tant de problèmes pour le Québec», a insisté le professeur.

«On pourrait prendre du pétrole comme on utilisait avant d’Algérie ou d’Afrique du Nord», a-t-il précisé.