/finance/homepage

La moitié des Québécois ont revu leur projet de vente ou d'achat

Joël Lemay / Agence QMI

Face au boom immobilier causé par la pandémie, 48% des Québécois ont devancé ou reporté leur projet d'achat ou de vente d'une propriété au cours de la dernière année, selon un récent sondage.

Les jeunes adultes de 18 à 34 ans seraient les plus touchées par la frénésie du marché immobilier, où cette proportion atteint 58%.

Le sondage, réalisé pour le compte DuProprio, révèle qu’un Québécois sur cinq a devancé son projet immobilier au cours de la dernière année en raison des taux d'intérêt avantageux (40%), de l'explosion des prix (34%) ou d'un besoin de changement (33%).

Parmi les 28% qui ont reporté leur projet, on évoque les prix trop élevés (73%), la rapidité à laquelle se vendent les propriétés (49%) et l'inconfort à visiter ou faire visiter durant la pandémie (23%).

Fait intéressant, 30% des personnes interrogées ont affirmé que le télétravail a un impact dans leur prise de décision de vendre ou d'acheter une propriété. Aussi, un répondant sur quatre prévoit d’adopter le télétravail après la pandémie.

Besoin d’air et de grands espaces

Le coup de sonde souligne également une tendance observée depuis le début de la pandémie: l’appel de la nature.

Parmi les répondants, 77% ont acheté ou prévoient acheter en banlieue ou en région, contre seulement 28% qui recherchent en milieu urbain. La principale raison qui les incite à s’éloigner de la ville est l’attrait des espaces verts (52%), le besoin de tranquillité (51%) et les prix plus abordables (45%).

Outre le désir de se rapprocher de la nature, le besoin d’espace est également recherché. Près de trois répondants sur cinq (57%) qui possèdent un appartement, un multiplex ou un condo souhaitent acheter une propriété unifamiliale, jumelée ou bigénérationnelle.