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Le RAPSIM dénonce la surjudiciarisation des personnes itinérantes

Félix Lacerte-Gauthier

Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) dénonce la stigmatisation dont sont victimes les personnes en situation d’itinérance dans la Ville. 

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Pour marquer le coup, l’organisme a placé des mannequins dans 27 lieux «symboliques de répression», tels que des parcs et des stations de métro, afin de rappeler l’existence de l’itinérance et montrer ses différents visages.

«Quand on appelle le SPVM parce qu’une personne est dérangeante, on lui fait vivre toutes les violences qui sont associées à la répression et à la judiciarisation», a souligné Laury Bacro, organisatrice communautaire pour le RAPSIM.

L’action s’inscrit dans le cadre de la sortie du 5e portrait de la situation dans l’espace public montréalais, un rapport coproduit par le RAPSIM qui démontre que de nombreux constats d’infractions sont remis en lien avec des situations d’itinérance.

«Par exemple, au niveau de la STM, l’interdiction de se coucher sur un banc ou un siège représente un quart des constats remis, a illustré Mme Bacro. C’est comme si on pénalisait les personnes pour être en situation d’itinérance.»

Le directeur de l’organisme Dopamine, qui accompagne les consommateurs de drogue dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve, demande une plus grande tolérance envers les personnes à la rue.

«Quand on a des citoyens dans le besoin, nous devons les protéger plutôt que de les punir. La répression ne sert aucunement à la sortie de l’itinérance et n’atteint aucun de ces objectifs. Pire, elle crée de la stigmatisation», a déclaré Martin Pagé.