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Municipalités bilingues: des situations inacceptables selon le PQ

Simon Clark/Agence QMI

Le député péquiste Sylvain Gaudreault juge inacceptable le statut de villes bilingues de certaines municipalités où moins de 50% de la population est anglophone. Il demande qu’un ménage soit fait de ce côté dans le cadre de la réforme de la loi 101.

«Je ne suis pas capable d'accepter qu'une municipalité a un statut bilingue quand il y a 12% de la population qui parlent anglais, a-t-il dit, mercredi. Si on veut moderniser la loi 101, à partir du projet de 1977 ou des années 80, bien, il faut le moderniser dans tous les sens.»

Après des mois de suspense, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, va finalement déposer jeudi son projet de loi pour réformer la loi 101.

À cette occasion, le gouvernement Legault envisage de revoir le statut de certaines municipalités qui ont le droit de déroger à la Charte de la langue française alors qu’elles ne comptent plus qu’une poignée de résidents ayant l’anglais comme langue maternelle, a rapporté notre Bureau parlementaire, mercredi.

Mais il ne s’agit pas d’une priorité, estime le Parti libéral du Québec.

«Si le gouvernement a une proposition en ce sens-là, on voudra voir les détails et l'impact que ça pourrait avoir, tant pour la protection de la langue française, mais surtout et également pour les services offerts aux anglophones», a indiqué que le député de la circonscription de Pontiac, en Outaouais, André Fortin.

«Les anglophones ont le droit d'avoir des services, au Québec, dans leur langue», a-t-il aussi martelé.

Du côté de Québec solidaire, on préfère attendre le dépôt officiel du projet de loi du ministre Simon Jolin-Barrette avant de se prononcer sur l’idée de revoir les paramètres du statut de villes bilingues.