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Mort évitable: la famille d'Hugo St-Onge poursuit le gouvernement du Québec

Appuyée par le rapport du coroner qui estime que son décès aurait pu être évité, la famille d’un jeune ambulancier de Lévis, mort alors qu’il attendait une ambulance, intente une poursuite civile de 520 000$ contre le gouvernement du Québec.

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En juillet 2020, la coroner Julie Langlois avait pointé du doigt le manque d’effectifs ambulanciers à Lévis pour le décès de Hugo St-Onge à l’âge de 24 ans.  

Ses parents ainsi que ses frères et sœurs poursuivent donc à la fois la Centrale d’appel d’urgence de Chaudière-Appalaches (Cauca), le CISSS de Chaudière-Appalaches et le ministère de la Santé. 

Hugo St-Onge est décédé le 27 décembre 2017, probablement des suites d’un prolapsus de la valve mitrale — un trouble cardiovasculaire —, une mort naturelle évitable, selon les conclusions de la coroner Me Julie Langlois. 

Le soir fatidique, le jeune homme était couché dans le lit chez sa conjointe lorsqu’il s’est mis à avoir des convulsions et une respiration irrégulière. 

Sa conjointe a appelé le 911 à 0h31. Les secours ont mis plus du double du temps recommandé pour intervenir. 

Comble de l’ironie, le jeune homme avait signé, un mois avant son décès, une lettre ouverte pour dénoncer le manque d’effectifs ambulanciers en Chaudière-Appalaches. 

«Lui qui sauvait des vies n’a pas réussi à être sauvé», avait mentionné la coroner.   

Parmi ses recommandations, Me Langlois demandait notamment au ministère de la Santé de se pencher sur la problématique des effectifs ambulanciers sur le territoire de Lévis. 

Selon la requête déposée en Cour supérieure, le territoire desservi par le CISSS Chaudière-Appalaches faisait l’objet d’une couverture ambulancière insuffisante et le ministère a exercé ses responsabilités «de manière manifestement déraisonnable, fautive et négligente». 

La famille n’est toujours pas en mesure de faire son deuil et souffre «d’un chagrin incommensurable, de colère et d’incompréhension face aux événements».  

«Ils vivent avec la conviction qu’Hugo St-Onge serait toujours vivant dans l'éventualité où sa condition avait été traitée de manière conforme aux règles de l'art et en temps utile», peut-on lire dans le document de 14 pages. 

La famille réclame donc 520 000$. La poursuite est signée par Me Jean-François Leroux. 

Le fil des événements    

  • Vers minuit : Hugo St-Onge présente des convulsions soudaines et respire de façon très irrégulière.    
  • 0h31: sa conjointe appelle le 911. Dans l’intervalle, M. St-Onge cesse de respirer. Elle commence des manœuvres de réanimation.    
  • 0h48: arrivée des premiers répondants, des pompiers. Ils poursuivent les manœuvres.    
  • 0h52: arrivée des ambulanciers.     
  • 2h01: le décès de M. St-Onge est constaté au CHUL.