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Achat d’une propriété et mise de fonds: l’anxiété des premiers acheteurs

Une majorité de Québécois ont été inquiets et anxieux de ne pas disposer d’une mise de fonds suffisante lors de l’achat de leur première propriété, selon un sondage dévoilé vendredi.

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Le coup de sonde, réalisé par Environics Research pour le compte de Royal LePage, révèle que 56 % des répondants québécois ayant acheté une propriété ces deux dernières années étaient inquiets de ne pas arriver à rassembler la mise de fonds nécessaire.

Et les Montréalais sont encore plus nombreux (63 %, contre 60 % en 2019) à avoir connu des sueurs froides pour les mêmes raisons. Ce qui n’est pas loin de la moyenne nationale (62 %, en hausse, de 5 points par rapport à 2019), alors que Toronto arrive en tête des villes canadiennes avec 75 % des acheteurs qui étaient anxieux avant de conclure leur première acquisition.

«La forte concurrence actuelle rend toute transaction plus anxiogène qu'à l'habitude, particulièrement depuis le début de la pandémie», a indiqué Geneviève Langevin, courtière immobilière pour Langevin immobilier chez Royal LePage Altitude, dans un communiqué.

Parmi les répondants québécois, 22 % (21 % à Montréal) habitaient encore avec leurs parents ou membres de leur famille avant l’achat d’une première propriété.

«Bien que plusieurs jeunes acheteurs choisissent de quitter la ville pour gagner de l'espace et trouver une propriété moins dispendieuse, le penchant pour la vie urbaine ne s'évapore pas si facilement. La proximité à distance de marche des lieux et quartiers, la vie nocturne, l'expérience gastronomique et de magasinage, de même que le noyau social sont d'importants facteurs qui voudront encore dire quelque chose pour plusieurs membres de cette cohorte lorsque cette pandémie sera derrière nous», a ajouté Mme Langevin.

«Les faibles taux d'intérêt signifient que le coût d'une hypothèque est gérable pour de nombreux jeunes au pays, mais avec un inventaire aussi bas et l'augmentation rapide du prix des propriétés, la concurrence est féroce sur le marché», a pour sa part analysé Tom Storey, courtier immobilier pour Royal LePage Signature Realty.