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Les personnes vaccinées doivent garder le masque dans les régions à forte transmission

Les personnes vaccinées contre la COVID-19 devraient rester masquer dans les régions où la transmission du virus est élevée, a indiqué l'OMS vendredi, au lendemain d'un début d'adieu américain au masque.

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Les États-Unis, où le nombre de cas de COVID-19 a fortement baissé, ont annoncé jeudi la levée de la recommandation du port du masque pour les personnes vaccinées.

Seule exception: les autorités sanitaires recommandent toujours aux personnes vaccinées de continuer à porter un masque dans les transports (avions, bus, trains...) ainsi que dans les aéroports et les gares.

Interrogés sur ce changement, les experts de l'Organisation mondiale de la santé n'ont pas fait de commentaire direct, en soulignant que tout dépendait du contexte épidémiologique de chaque pays. Mais ils ont rappelé que les vaccins n'offraient pas une protection à 100% de la COVID.

«Même dans les situations où la couverture vaccinale est élevée, s'il y a beaucoup de transmission, on ne retire pas son masque», a résumé le directeur chargé des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan, en conférence de presse.

«Dans le cas d'un pays qui souhaite réduire ou supprimer le port du masque ou supprimer d'autres mesures de santé publique et mesures sociales, cela ne devrait être fait qu'en prenant en compte l'intensité de la transmission dans la région et le niveau de couverture vaccinale», a-t-il dit.

À son tour, la cheffe scientifique de l'OMS Soumya Swaminathan a expliqué que les données provenant des pays qui étendent la vaccination montrent que les vaccins «protègent contre l'infection dans une proportion allant de 70 à 80%».

De sorte que l'on peut toujours être infecté, avoir une maladie asymptomatique ou légère même après avoir été vacciné, a-t-elle relevé, en indiquant que ce n'était pas une surprise.

«C'est pourquoi nous avons besoin d'autres mesures de protection, comme le port de masque, la distanciation, etc. jusqu'à ce que les pays atteignent un niveau où un grand nombre de personnes sont protégées et où la circulation du virus et la transmission atteignent des niveaux très bas», a-t-elle ajouté.

Pour l'experte, «très peu de pays en sont donc au point où ils peuvent abandonner ces mesures (...). Dans la plupart des pays, nous devons continuer à le faire».

Les États-Unis mènent eux une vaste campagne de vaccination. Plus de 250 000 injections ont été réalisées en 114 jours, depuis le début du mandat de Joe Biden, a souligné ce dernier. Et jeudi, les adolescents américains entre 12 et 15 ans ont également pu commencer à se faire vacciner.