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Martine Ouellet dit avoir tourné la page et lance un nouveau parti

L’ex-chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, croit que la population a tourné la page sur ses déboires à la tête de la formation fédérale et est prête à l’appuyer dans sa nouvelle aventure, un parti écologiste et indépendantiste: Climat Québec.

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Alors victime «d’attaques mesquines» dans le cadre d’une «lutte de pouvoir» qu’elle n’avait pas vue venir, elle estime que les gens ne lui tiennent pas rigueur d’avoir quitté le Bloc.

«C’est allé beaucoup trop loin, ça n’avait pas de bon sens et je pense que les gens ne sont pas dupes de ce qui s’est passé au sein du Bloc québécois», a-t-elle expliqué à l’occasion d’une entrevue avec l’Agence QMI après l’annonce de la création de son nouveau parti.

Climat Québec, un parti indépendantiste, mettra l’accent sur l’environnement et la lutte aux changements climatiques. «Face à l’urgence climatique, je ne pouvais pas rester les bras croisés», lance d’emblée Martine Ouellet.

L’ingénieure de formation se défend de diviser le vote entre les partis progressistes et environnementalistes. «Au contraire», répond-elle, en ajoutant vouloir exploiter ce qu’elle qualifie de «vide politique».

«Aux dernières élections, il y a 30-35 % de la population qui ne sont pas allés voter [parce qu’]ils ne se reconnaissaient pas dans l’offre politique qui était là», répète-t-elle pendant l’entrevue.

Plusieurs militants environnementalistes, dont la comédienne et chanteuse Sylvie Legault, le porte-parole de Prospérité sans pétrole, Benoit St-Hilaire et une ex-coordonnatrice du mouvement Extinction Rebellion, Catherine Bouchard-Tremblay, lui ont offert leur appui dans des capsules vidéos diffusées peu avant l’annonce officielle du lancement de Climat Québec, vendredi matin.

Mais Martine Ouellet confie que son retour en politique relève avant tout d’une démarche personnelle.

«Je suis en discussion avec certains de ces gens, donc c’est une réflexion qui s’est faite de façon partagée. [...] On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose et on m’a dit : "si tu décides d’y aller, on va embarquer avec toi"», explique-t-elle.

Fini le développement économique «à tout prix»

Climat Québec, qui espère présenter 125 candidats aux prochaines élections, devrait avoir donc une plateforme électorale avec des positions sur tous les enjeux, mais ceux-ci seront avant tout examinés à travers l’angle environnemental.

Par exemple, Martine Ouellet ne s’oppose pas au développement économique, mais plaide pour qu’il cesse de se faire «à tout prix, n’importe comment, tout croche».

«Le réchauffement climatique va augmenter l’écart entre les riches et les pauvres et il faudra trouver une façon de justement atténuer les effets», fait-elle aussi valoir.

En rappel, Martine Ouellet a quitté le Bloc québécois en 2018 après avoir perdu un vote de confiance.

Avant cette présence au fédéral, elle a été députée de Vachon, sous la bannière du Parti québécois, devenue indépendante à l’Assemblée nationale. Elle s’est lancée dans la course à la direction du parti à deux reprises, en 2014 et en 2016. Sous le gouvernement de Pauline Marois, elle a été ministre des Ressources naturelles, entre 2012 et 2014.

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