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Meubles faits en Chine et au Vietnam: Ottawa maintient la ligne dure sur le dumping

GEN-CONFÉRENCE DE PRESSE POUR DISCUTER DE LA LOI SUR LE CANNABIS

Agence QMI

Malgré la pression et les risques de hausses de prix pour les consommateurs, Ottawa ne laisse poindre aucune intention d’assouplissement des mesures de représailles mises en place pour lutter contre le dumping de « sièges rembourrés », fabriqués en Asie.

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Le Journal révélait hier que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) impose de nouveaux tarifs pouvant aller jusqu’à 295 % sur les fauteuils, chaises et sofas fabriqués par des dizaines d’entreprises de Chine et du Vietnam, soupçonnées de pratiques commerciales déloyales. 

Des millions en pertes

En réaction, le Conseil canadien du commerce de détail a demandé hier à Ottawa de « surseoir temporairement à l’application de la surtaxe » afin de permettre la réception des marchandises commandées avant l’imposition de ces mesures, le 5 mai dernier. 

« L’entrée en vigueur sans un préavis suffisant de cette surtaxe crée des pertes se chiffrant en millions $ pour les détaillants », a fait valoir son représentant, Jean-François Belleau.

Questionné, le cabinet du ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, responsable des services frontaliers, s’est montré ferme, rappelant que le dumping de marchandises nuit aux fabricants canadiens.

« Les enquêtes et les décisions de l’ASFC sont fondées sur des faits. Si la décision finale [...] appuie les conclusions de l’enquête préliminaire, le Tribunal canadien du commerce extérieur mènera une enquête sur les dommages causés aux producteurs canadiens », a déclaré son attachée de presse Marie-Liz Power.

Québec appuie Ottawa

Au Québec, le gouvernement Legault dit endosser entièrement la position d’Ottawa.

« Nous supportons les moyens pris pour assurer une saine compétition entre les producteurs de meubles chinois et québécois. Le dumping ne doit pas être accepté », a répondu l’attaché de presse du ministre de l’Économie, Mathieu St-Amand.