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Procès de François Asselin: «Il avait les bras crispés, les poings fermés»

Le procès du présumé meurtrier François Asselin, accusé de deux meurtres non prémédités et d’outrage aux cadavres, s’est poursuivi, vendredi avec les témoignages d’autres collègues, mais aussi de policiers de la police de Sherbrooke qui sont intervenus sur les scènes de crimes.

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Les employés de l'entreprise Ovation de Sherbrooke se sont inquiétés de ne pas voir François Lefebvre le matin du 17 mai 2018. Ils ont demandé à François Asselin où il était, ce à quoi il a répondu qu'il était fatigué. C'est ce qu'on a pu apprendre en cette dixième journée du procès pour double meurtre de François Asselin au palais de justice de Trois-Rivières.

Les employés de l'entreprise Ovation ont remarqué que, dès qu'ils insistaient pour savoir où était François Lefebvre, il changeait de sujet et évitait la question.

Tous les employés qui ont témoigné vendredi ont parlé du comportement «bizarre» de l'accusé. Un a notamment noté qu'il avait les bras crispés, les poings fermés et semblait prêt à se battre. Il a ajouté qu'il avait le regard vitreux de quelqu'un qui a consommé.

À son arrivée sur les lieux, le patrouilleur Donald Guillemette de la police de Sherbrooke, premier policier arrivé sur place, a demandé à François Asselin où se trouvait son collègue, ce à quoi il a répondu sur un ton agressif et haineux «les pédophiles. Les ostis de pédophiles! » Le policier a ensuite demandé des renforts.

En début de semaine, lors du visionnement de l'interrogatoire de François Asselin après le meurtre de son père, Gilles Giasson, l'accusé avait aussi tenu des propos similaires face aux pédophiles.

Le policer a aussi remarqué que François Asselin se contractait le visage, avait des mouvements de tête saccadés et qu'il fixait un point. Ce qui lui a laissé croire qu'il était sous l'effet de stupéfiants ou encore, qu'il avait un problème de santé mentale.

Le procès doit se poursuivre lundi.

Rappelons que le 17 mai 2018, l’accusé avait été arrêté à Sherbrooke pour le meurtre de son collègue François Lefebvre, dans une chambre d’hôtel. Il avait décapité sa victime avant de la mettre dans une boite de carton qu’il voulait envoyer à Trois-Rivières dans le but de se débarrasser du corps.

Quelques jours auparavant, il aurait assassiné son père Gilles Giasson à son domicile de Trois-Rivières avant de décapiter le corps et le mettre dans plusieurs sacs à ordure.

Une opération de recherche avait été mise en place par la Sûreté du Québec au site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès et des restes de la victime avaient été retrouvés.

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