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Le PLQ propose une constitution québécoise

Photo d'archives

Le PLQ poursuit son virage en moussant l’idée d’une constitution québécoise pour ancrer le parti comme étant «progressiste et nationaliste». 

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«La Constitution du Québec pourrait contenir des éléments tels que la Charte québécoise des droits et libertés, le français comme langue commune publique, le fonctionnement des institutions politiques ou encore la protection des droits historiques des anglophones», précise-t-on dans un document de consultation remis aux militants libéraux qui travaillent actuellement à préparer leur plateforme électorale de 2022.  

L’idée d’une constitution québécoise proposée par un parti fédéraliste comme le PLQ peut étonner. La députée Hélène David, qui participait au débat, l’a reconnu d’emblée. «Il y a un an, je n’avais aucune idée de quoi on parlait. Quoi? Une constitution qu’on peut faire, nous, au Québec? J’étais complètement abasourdie. Et effectivement, les provinces ont le droit, c’est prévu», a-t-elle dit samedi lors d’un colloque réunissant une centaine de membres du Parti. 

Geste d'affirmation

Ce document serait un «geste d’affirmation pour la nation québécoise et surtout un geste qui pourrait ancrer le PLQ comme étant, concrètement, un parti progressiste et nationaliste», indique le document. 

D’autres propositions étaient scrutées par les membres. Par exemple, «faire émerger un paysage culturel diversifié à l’image du Québec d’aujourd’hui» en «ajustant les critères» des subventions proposées au milieu culturel.  

Ou même «faire de Télé-Québec le principal diffuseur au Québec et à l’international de productions culturelles québécoises francophones». Un militant s’est d’ailleurs exclamé que ce n’est «pas normal que Netflix soit disponible en 4 k, et qu’on ne soit pas capable d’écouter une reprise de La petite vie de bonne qualité». Un autre a fait valoir que Netflix était incontournable, car la télé québécoise présente toujours «les mêmes acteurs» et qu’elle aurait intérêt à se renouveler.  

Cégeps anglos

Le dossier de la langue a également retenu l’attention, avec le dépôt jeudi par le gouvernement caquiste d’une réforme de la Charte de la langue française. Le Parti libéral a déjà déposé une série de propositions, incluant un «droit à la francisation pour tous».  

Un militant a toutefois déploré la position libérale sur les cégeps anglophones. Pierre Le Fèvre fait valoir qu’il ne voit pas de quel droit «on veut empêcher un jeune québécois de décider de devenir bilingue». 

«Le libre choix va demeurer», a rétorqué Hélène David. Elle se range derrière la mesure du ministre Simon Jolin-Barrette «Les places dans les cégeps anglophones vont augmenter en même temps que les autres, mais vont augmenter à une vitesse peut-être un peu moindre », a-t-elle expliqué.

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