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Un nouvel arrivant violé par un Montréalais

Un Montréalais qui a brutalement violé un nouvel arrivant après l’avoir charmé puis drogué a finalement avoué ses torts en plaidant coupable à une accusation réduite d’agression sexuelle.

« La victime ne cessait de dire qu’elle avait mal, d’arrêter, mais l’accusé rétorquait qu’il aimait faire mal », a expliqué la procureure Annabelle Sheppard, cette semaine, au palais de justice de Montréal.

L’accusé, Maxime Tanguay-Lebreux, 34 ans, a rencontré la victime, dont l’identité est protégée, sur une application de rencontres en décembre dernier.

Changement d’attitude

Quand ils se sont vus en personne, l’accusé avait été courtois et paraissait éduqué, si bien que lorsqu’il a proposé au plaignant de prendre de la drogue, ce dernier a accepté « pour expérimenter ».

Sauf qu’après une relation sexuelle consentante, Tanguay-Lebreux a changé d’attitude et s’est mis à violer son partenaire avec un objet.

« L’accusé est devenu agressif, il retenait la victime, il disait qu’il aimait lui faire mal », a relaté la Couronne en ajoutant que le plaignant a craint pour sa vie.

À l’hôpital

Le viol a pris fin quand Tanguay-Lebreux a accepté d’appeler un Uber pour que le plaignant aille à l’hôpital.

En plus de plaider coupable à un chef d’agression sexuelle simple plutôt qu’armée, le violeur a aussi reconnu avoir eu chez lui une douzaine de drogues différentes qu’il comptait vendre.

Il reviendra à la cour durant l’été pour les plaidoiries sur la peine à lui imposer.

D’ici là, il devra se soumettre à des expertises afin d’éclairer le tribunal sur le danger qu’il pose pour la société, entre autres.

« On cherche à comprendre son profil au niveau sexologique », a expliqué son avocat, Me Antonio Cabral.