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Activités extérieures : au moins 15 éclosions répertoriées au Québec

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

La santé publique a répertorié au moins 15 éclosions de COVID-19 survenues à l’extérieur depuis le début de la pandémie, mais refuse de préciser où et quand elles se sont produites.

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C’est que le registre des éclosions du gouvernement les classe par type de milieu ou d’activité sans distinction si elles ont eu lieu à l’extérieur ou non, a indiqué le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) en réponse aux questions de l’Agence QMI.

«Néanmoins, en effectuant une recherche non exhaustive dans les notes, on peut identifier certaines éclosions ayant eu lieu dans des parcs ou lors d’activités extérieures, mais il y a assurément une sous-estimation de ces évènements extérieurs», a expliqué lundi la porte-parole, Noémie Vanheuverzwijn.

Recherches manuelles 

Il s’agit de la première fois que la santé publique chiffre le nombre d’éclosions de COVID-19 ayant eu à l’extérieur au Québec. Au total, les autorités dénombrent 952 éclosions toujours actives en date de lundi et 13 889 terminées.

À quelle date et dans quelle région ont eu lieu ces 15 évènements extérieurs? Pendant la 1ère, 2e ou 3e vague?

«Ces éclosions se sont produites à plusieurs dates différentes. Tel que mentionné précédemment, il s’agit d’une liste non exhaustive et il faudrait donc procéder à des recherches manuelles qui demanderaient beaucoup de temps», a répondu Mme Vanheuverzwijn.

La presque totalité de ces éclosions ont engendré six cas ou moins, sauf l’une où l’on dénombre 13 cas, précise tout de même le MSSS.

«Éclosions très bien démontrées» 

Ces données se font l’écho des propos tenus par le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, le 10 mai dernier, lorsqu’il a été questionné sur l’opportunité de garder en place les mesures à l’extérieur.

«Je peux vous dire qu'on a eu quelques expériences d'éclosions très bien démontrées où le seul contact qui avait lieu, c'était vraiment à l'extérieur, notamment dans un parc avec des jeunes», a-t-il rapidement ajouté.

«Parce que c'est vrai qu'à l'extérieur il y a de la ventilation, l'air, etc, mais vous pouvez, si vous êtes proche, recevoir le virus avec une dose qui est infectieuse», de rapidement ajouter le scientifique.

Il n’a pas été possible de savoir si l’évènement qu'il a alors mentionné faisait partie des 15 cités par la santé publique.

Informer la population 

Or, selon l’épidémiologiste Nimâ Machouf, le gouvernement devrait donner plus de détails sur le contexte dans lesquelles ces 15 éclosions sont survenues.

À l’approche des beaux jours, au moment où l’extérieur «est notre plus grand allié», les Québécois doivent être informés des risques potentiels liés aux rassemblements dehors, a-t-elle dit.

«La tâche de la santé publique, c’est de regarder quel était le contexte de risque, quel était l’élément qui a créé ce risque-là et en informer la population pour que tout le monde puisse prendre des mesures pour ne pas se mettre à risque», a-t-elle expliqué.