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Vaccin québécois GSK-Medicago: résultats positifs intermédiaires de phase 2

Le laboratoire britannique GSK et la société biopharmaceutique québécoise Medicago ont annoncé mardi des résultats positifs intermédiaires d'un essai clinique de phase 2 pour leur candidat-vaccin contre la COVID-19.

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«Ces résultats font partie d'essais de phase 2 et 3 en cours et réitèrent le profil prometteur observé pendant la phase 1», notent les deux groupes dans un communiqué commun.

L'immunogénicité (capacité à déclencher une réaction immunitaire) obtenue avec le candidat-vaccin, qui contient l'adjuvant à usage pandémique de GSK, est «élevée, (...) dix fois plus que dans un lot de sérum provenant de patients convalescents de la COVID-19», et sans «effets secondaires négatifs sérieux», quelque soit l'âge des personnes ayant reçu la dose, détaille le communiqué.

«Ces résultats nous donnent confiance à l'heure où nous continuons d'avancer dans nos essais cliniques de phase 3. Nous espérons ajouter un autre outil à la lutte mondiale contre la COVID-19», a commenté Nathalie Landry, une responsable de Medicago.

Les essais de phase 3, qui devraient porter sur 30 000 personnes, ont été lancés le 16 mars avec des volontaires au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Brésil, et de nouveaux lieux devraient s'ajouter à cette liste dans les semaines à venir, d'après le communiqué.

L'étude multiphases vise à confirmer que le vaccin, administré en deux doses à 21 jours d'intervalle, «affiche un profil d'innocuité et d'immunogénicité acceptable chez des adultes en bonne santé âgés de 18 à 64 ans et chez des participants âgés de 65 ans et plus», avaient souligné en novembre les deux groupes.

GSK développe un autre candidat-vaccin avec le laboratoire français Sanofi, qui a publié lundi des résultats positifs d'un essai clinique après un revers qui avait occasionné plusieurs mois de retard.

Le Britannique et le laboratoire allemand CureVac tentent par ailleurs de mettre au point conjointement un vaccin à ARN messager contre les nouveaux variants du coronavirus avec l'espoir d'être prêts pour 2022.

GlaxoSmithKline travaille également sur trois traitements potentiels contre la COVID-19 et mène «une collaboration en stade précoce avec SK Bioscience», une société coréenne qui a reçu des fonds du CEPI et de la fondation Bill and Melinda Gates pour développer «des vaccins différenciés, bon marché contre la COVID-19 qui seraient distribués mondialement à travers le système covax» vers les pays en développement.

GSK va par ailleurs mettre en flacon 60 millions de doses du vaccin contre la COVID-19 mis au point par l'américain Novavax à destination du Royaume-Uni.

Côté traitements, le Britannique met au point aux côtés de Vir Biotechnology un anticorps destiné à traiter les patients à haut risque d'hospitalisation face au coronavirus.

«Nous évaluons aussi si un anticorps monoclonal en cours de recherche, l'otilimab, peut aider les personnes gravement malades de la COVID-19 âgées de plus de 70 ans et qui souffrent d'une réaction excessive de leur système immunitaire».

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