/news/coronavirus

Plan de déconfinement: «les dates fixes, c’était pour donner une perspective»

Les dates indiquées dans le plan de déconfinement du gouvernement Legault présenté mardi soir pourraient être appelées à changer. 

• À lire aussi: Déconfinement: voici le calendrier du retour à une vie un peu plus normale

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

«Dans les faits, nous on va regarder les données. Les dates fixes, c’était pour donner une perspective», affirme le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, en entrevue à l’émission Mario Dumont. 

L’évolution de la pandémie pourrait donc jouer sur le moment réel où les mesures annoncées entreront en vigueur. 

«On va regarder le nombre de cas, le nombre d’hospitalisations, les éclosions, est-ce qu’on est capable de les contrôler, est-ce qu’on fait des tests de façon adéquate, est-ce que ce sont des éclosions dans la communauté et on n’est pas capable de trouver la source ou on est capable de faire des investigations et de contrôler la situation? Donc tout ça va rester», soutient le Dr Arruda. 

Ce dernier n’écarte pas la possibilité que certaines régions voient les mesures d’allègement entrer en vigueur un peu plus tard. 

Écoutez l'entrevue de l'épidémiologiste Nima Macouf avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

«Dans les faits, on ne se le cachera pas, il est possible qu’il y ait des régions qui vont peut-être retarder d’une semaine la séquence. Disons la région de Montréal, de Laval qui est toujours un peu dans le rouge, mais qui commence à véritablement rentrer dans la zone orange», dit le Dr Arruda. 

Il rappelle donc aux Québécois qu’il est primordial de continuer à respecter les mesures sanitaires. 

«Il faut respecter les consignes. Ce n’est pas un free-for-all dès le mois de mai, il ne faut pas se penser ouvert au de mai. C’est un équilibre et on suivre la situation épidémiologique», prévient-t-il. 

Les variants inquiètent   

Le directeur national de la santé publique admet que la présence du variant indien dans la province l’inquiète. 

«Oui je le crains, c’est pour ça qu’on veut que des mesures aux frontières encore qui soient maintenues», répond le Dr Arruda. 

Il admet cependant qu’il est aussi préoccupé par les nouveaux variants qui pourraient faire leur apparition. 

«Je crains le variant indien comme tout autre variant qui pourrait apparaître et émerger», soutient-il. 

Écoutez l’entrevue complète du Dr Horacio Arruda à l’émission Mario Dumont dans la vidéo ci-dessus.