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Revoir son assurance habitation après des rénos, c’est important

Handyman on a ladder painting a wall. Professional painter

Illustration Adobe Stock

Les Québécois se sont lancés dans les rénovations comme jamais au cours de la dernière année. Si ce n’est déjà fait, ils devraient aussi s’empresser d’augmenter la couverture de leur assurance habitation.

On n’est jamais certain de ce qu’on récupérera des sommes investies dans des rénovations au moment de la revente de sa maison, mais une chose est sûre : on perdra l’essentiel de cet investissement en cas de sinistre majeur... À moins bien sûr d’informer son assureur des améliorations apportées à sa résidence au cours des années. 

La valeur inscrite au contrat

En cas de perte totale, l’assureur paiera la somme prévue au contrat pour la reconstruction. D’ailleurs, celle-ci monte automatiquement avec l’inflation qui touche le prix des matériaux, ce qui tire le coût des primes vers le haut. Le collègue Stéphane Desjardins a récemment traité ce sujet dans une chronique intitulée Vos primes d’assurances victimes de la hausse du prix des matériaux.

Le même principe s’applique lorsqu’on rénove. Une cuisine flambant neuve, la finition du sous-sol ou l’ajout d’un garage gonfle le coût de reconstruction. Si l’assureur reste au fait de la fluctuation du prix des matériaux, il ne devine pas que des améliorations importantes ont été apportées à la maison d’un client. 

À défaut de communiquer avec l’assureur, le propriétaire se trouve à être sous-assuré. Il ne sera pas entièrement indemnisé en cas de sinistre.

Perte totale ou partielle

Il n’est pas question ici d’ingénierie financière très complexe, mais juste de gros bon sens. On doit être assuré pour la valeur de reconstruction. Point. Si la protection prévoit un dédommagement de 300 000 $ en cas de perte totale, l’assu-reur ne paiera pas davantage, même s’il en coûte 400 000 $ pour reconstruire.

À la suite de dommages partiels, il arrive qu’un sinistré doive assumer une partie des dégâts. En effet, l’assureur peut évoquer le principe de « proportionnalité » pour ne rembourser qu’une portion des pertes subies sur un bien sous-assuré. 

Pour éviter ce genre de mauvaise surprise, on doit tenir l’assureur informé des améliorations apportées sur sa résidence. Oui, ça augmentera le coût de la prime, mais l’habitation ne sera pas protégée qu’aux trois quarts.  

À SAVOIR

  • On conseille d’avertir l’assureur avant le début des rénovations. Des protections complémentaires existent pour couvrir les matériaux entreposés sur le chantier.  
  • Les travaux réalisés par les rénovateurs du dimanche n’affectent pas la couverture d’assurance, selon le Bureau d’assurance du Canada (BAC). Il est néanmoins plus prudent de confier la plomberie et l’électricité à des professionnels.   
  • Les piscines, les spas, leurs équipements et les plateformes qui sont rattachées doivent être couverts par un avenant. La protection offerte varie d’une compagnie à l’autre.  
  • Certaines rénovations peuvent faire diminuer les primes. Nouveau toit, plomberie flambant neuve, système électrique refait de bord en bord, tout ce qui réduit les risques de sinistres peut alléger la facture.