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Une étude canadienne se penchera sur la combinaison de vaccins

Ottawa financera une nouvelle étude qui se penchera sur la combinaison de différents vaccins contre la COVID-19, alors que le rôle du vaccin d’AstraZeneca dans la campagne nationale de vaccination est de plus en plus flou.

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L’étude portera également sur les effets de la vaccination en fonction de différents intervalles entre les deux doses.

Baptisée «Mix and match of the second COVID-19 vaccine dose for SAfety and ImmunogeniCity» (mélange de la deuxième dose du vaccin COVID-19 pour l’innocuité et l’immunogénicité), ou MOSAIC, l’étude nécessitera la participation de 1 300 volontaires au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Alberta, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.

Elle sera menée en partenariat entre le Réseau canadien de recherche sur l’immunisation, l’Université Dalhousie, Le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) et le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID (GTIC).

En point de presse jeudi, le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a expliqué qu’une telle étude était «importante» et qu’elle pourrait aider le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) à formuler des recommandations concernant la combinaison de vaccins.

Cette nouvelle étude canadienne, MOSAIC, n’est pas une première internationale : une recherche préliminaire publiée dans le journal médical britannique The Lancet la semaine dernière a établi les gens ayant reçu une combinaison de deux vaccins différents ont souffert dans une plus grande proportion d’effets secondaires désagréables, comme des maux de tête par exemple

«En plus des données internationales, cette étude canadienne contribuera à éclairer les recommandations de santé publique du Canada sur la possibilité d’utiliser différentes combinaisons de vaccins pour la première et la deuxième dose, ainsi que différents intervalles d’administration», a déclaré la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada.

Les participants à l’étude doivent avoir 18 ans et plus. Les résultats complets devraient être dévoilés au mois de juin.

Un vaccin qui a du plomb dans l'aile

La santé publique du Canada n’a toujours pas autorisé la combinaison de deux vaccins de deux fabricants différents, mais cela ne pourrait être qu’une question de temps.

Au Québec, les gens qui ont reçu une première dose d’AstraZeneca se verront offrir comme deuxième dose les vaccins à ARN messager, donc Pfizer et Moderna, a confirmé la santé publique québécoise. Or, ceux qui le souhaitent pourront recevoir leur deuxième dose d’AstraZeneca, à condition qu’il en reste.

Jusqu’ici, le Québec a reçu plus de 520 000 doses d’AstraZeneca, qui ont presque toutes été administrées. Au niveau canadien, ce sont 2,3 millions de doses d'AstraZeneca qui ont été injectées depuis le début de la pandémie. Le Canada s’attend toujours à recevoir un million de doses d’AstraZeneca au mois de juin, a-t-on expliqué lors d’un breffage technique jeudi.

L’administration de l’AstraZeneca étant suspendue dans de nombreuses provinces, environ 100 000 doses de ce vaccin reposent dans des congélateurs du pays. Les craintes liées aux risques – minimes – de thrombose et à un faible approvisionnement dans le futur ont forcé le fédéral à ajuster son plan de vaccination.

Récemment, la ministre de l’Approvisionnement Anita Anand a fait savoir que le pays pourrait chercher à se départir des doses en excès, possiblement en en faisant don au programme international COVAX. Le contrat avec le fabricant prévoyait initialement que le Canada fasse l’acquisition de jusqu’à 20 millions de doses.

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