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Variant «très préoccupant» dans le sud-ouest de la France

Quelque 19 000 doses de vaccin ont été débloquées afin de vacciner toute la population majeure d'un quartier de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, après la découverte d'un foyer d'une cinquantaine de cas positifs à un variant «préoccupant», a-t-on appris samedi auprès des autorités sanitaires locales.

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Un centre éphémère de vaccination doit par ailleurs être mis en place «si possible dès mercredi» dans ce quartier de Bacalan, dans le nord de la ville, a annoncé la mairie de Bordeaux.

Dans un premier temps, l'Agence régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine avait expliqué samedi que 15 000 doses de vaccin supplémentaires seraient acheminées dans les trois semaines, dont 5000 la semaine prochaine, mais son directeur Benoît Elleboode a plus tard dit à l'AFP avoir finalement reçu confirmation pour un total 19 000 doses (Pfizer et Moderna).

Outre le centre éphémère, ces doses serviront à fournir en vaccin Moderna des pharmacies du quartier et des alentours afin d'accélérer les injections.

Le foyer qui s'est formé à Bacalan, rendu public vendredi par l'ARS, compte une cinquantaine de personnes positives à un variant «déjà connu, mais très rare jusqu'à présent» dans le cadre de la pandémie de COVID-19, selon le professeur Patrick Dehail, un conseiller scientifique et médical de l'ARS.

«C'est un "variant préoccupant", comme l'étaient par exemple les variants anglais et indien. Sa souche est anglaise, mais avec une mutation», disait-il vendredi.

Appelé VOC 20I/484Q, il est pour la première fois à l'origine d'un foyer aussi important. Celui de Bordeaux s'est formé à partir de «deux chaînes de transmission», selon l'organisme Santé publique France. «Elles touchent un quartier de Bordeaux et d'autres quartiers/communes à proximité». 

Les personnes testées positives, en majorité jeunes, enfants et parents de jeunes enfants fréquentant une même école, n'ont pas été hospitalisées et présentent «les symptômes habituels, voire pas de symptômes», d'après le professeur Dehail.

Pour Benoît Elleboode, «des éléments indiquent que ce variant n'est pas résistant à la vaccination, puisque les personnes plus âgées (...) ont l'air de ne pas avoir été contaminées par ce virus».

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