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Transferts fédéraux: les étudiants s’impatientent face au gouvernement Legault

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Les associations étudiantes s’impatientent et réclament que la totalité de la somme annoncée par Ottawa pour bonifier l’aide financière aux études soit réinvestie par Québec dans le programme de prêts et bourses, ce à quoi le gouvernement Legault refuse de s’engager, du moins pour l’instant. 

Lors du dernier budget fédéral, Ottawa a annoncé le transfert de 355 millions $ dédié à bonifier le programme québécois d’aide financière aux études. 

Or la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, ne s’est pas encore engagée à ce que cette somme y soit versée dans sa totalité. 

«Les impacts de la crise sont encore très présents auprès de la population étudiante, plusieurs personnes ont eu de la difficulté à occuper des emplois durant la pandémie et ç’a eu un impact non négligeable. Il faut que cette somme soit réinvestie dans le programme d’aide financière», affirme Samuel Vaillancourt, président entrant de la Fédération étudiante collégiale du Québec, qui représente près de 78 000 cégépiens. 

Les étudiants demandent à la ministre McCann de faire connaître rapidement son plan de match – d’ici la fin juin «au plus tard» – afin que les sommes supplémentaires soient disponibles dès la rentrée. 

L’an dernier, la ministre avait annoncé ses couleurs en août, si bien que les sommes supplémentaires en provenance d’Ottawa n’ont été disponibles qu’en décembre pour les étudiants, déplore la fédération étudiante.  

«Avoir la certitude que cet argent sera réinvesti dans le programme d’aide financière aux études permettra aux étudiants et étudiants de planifier leur année en conséquence et de s’offrir un logement qui répond adéquatement à leurs besoins», a ajouté de son côté Samuel Poitras, président de l’Union étudiante du Québec, qui représente 91 000 étudiants de niveau universitaire. 

Au cabinet de la ministre Danielle McCann, on indique que le gouvernement «analyse présentement l’impact des nouveaux investissements fédéraux en termes d’accessibilité aux études supérieures».  

Son attachée de presse, Valérie Chamula, rappelle que le programme québécois d’aide financière aux études «est considéré comme l’un des plus avantageux» au Canada et que plusieurs autres mesures permettant d’avoir accès aux études supérieures à faible coût, comme «les droits de scolarité faibles à l’université et la gratuité au cégep, doivent être prises en considération dans les analyses». 

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