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Québec aura à l’œil la qualité de l’air dans toutes les classes

Le gouvernement Legault s’apprête à lancer un appel d’offres pour doter les 48 000 classes du Québec d’un lecteur de CO2 informatisé, afin de surveiller la qualité de l’air et ainsi de limiter les risques de transmission de la COVID-19 dans les écoles.

«Le ministère [de l’Éducation] a l’intention d’équiper toutes les classes du Québec d’un lecteur de CO2 et autres indicateurs pour assurer une qualité de l’air intérieur optimale dans les écoles du Québec», précise un document interne obtenu par notre Bureau parlementaire. 

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Il s’agirait de la première initiative du genre au Canada, selon une source gouvernementale.

L’appel d’offres devrait être publié d’ici une à deux semaines. Ce nouvel outil informatisé permettra de suivre en continu les variations de dioxyde de carbone dans les classes et d’apporter les correctifs nécessaires immédiatement, précise le plan de travail.

Fini, donc, les tests menés de façon aléatoire dans les écoles. Dès que le taux de CO2 dépassera la mesure de concentration de 1000 ppm (parties par million) dans une classe, l’information sera relayée de façon numérique.

Ministre sur la sellette  

Le ministre Jean-François Roberge est sur la sellette depuis plusieurs mois au sujet des tests effectués dans les écoles pour mesurer le taux de CO2. Cet indicateur permet d’évaluer la qualité de l’air dans une classe. Un taux plus élevé signifie que l’air se renouvelle moins rapidement, et est donc plus propice à la transmission du virus.

Le protocole de test a été critiqué par des experts dès son annonce, en janvier dernier. 

Un reportage de Radio-Canada a également rapporté de « nombreuses irrégularités » dans les tests de qualité de l’air. Des mesures avaient notamment été reprises jusqu’à ce que les résultats fussent satisfaisants.

Talonné par les partis d’opposition, le ministre de l’Éducation a récemment promis de modifier la méthode utilisée pour effectuer les tests pour l’an prochain.

Année scolaire 2021-2022  

Le document de travail du ministère de l’Éducation stipule que « l’installation des appareils [se fera] lors de l’année scolaire 2021-2022, en débutant le déploiement dans les écoles à ventilation naturelle ». 

Les centres de services scolaires seront appelés à évaluer leurs besoins. Certaines classes sont déjà munies d’un lecteur de CO2 informatisé. D’autres le seront d’ici peu.

C’est le cas des écoles du centre de services scolaire des Samares, de Lanaudière. L’organisme vient de lancer un appel d’offres pour « acquérir 500 capteurs transmetteurs de dioxyde de carbone (CO2) ». 

Le centre de services scolaire de la Baie-James avait aussi pris l’initiative, dès janvier, d’installer des sondes informatisées de CO2 dans ses établissements.

DÈS L’AN PROCHAIN  

- Le ministère de l’Éducation lancera un appel d’offres pour doter toutes les classes d’un lecteur de CO2 

- L’installation des appareils est prévue dans la prochaine année scolaire  

- La priorité sera donnée aux écoles dont les classes ne sont pas dotées d’un système de ventilation mécanique  

- Il est recommandé que les concentrations de dioxyde de carbone ne dépassent pas 1000 ppm (parties par million) dans les classes   

- Un taux de CO2 plus élevé signifie que l’air se renouvelle moins rapidement et est donc plus propice à la transmission de la COVID-19