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La présence du variant indien à Terre-Neuve-et-Labrador inquiète la Côte-Nord

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a demandé à la population de la Basse-Côte-Nord et de la municipalité Caniapiscau qui partagent des frontières avec Terre-Neuve-et-Labrador d’éviter le plus possible les déplacements vers cette province.

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Les passages interprovinciaux sont fréquents dans cette région. Plusieurs services sont situés à Blanc-Sablon comme l’aéroport et le traversier. Même chose du côté de Fermont et Wabush où les services sont partagés. Il arrive également que la population de la Basse-Côte-Nord se fasse soigner sur l’ile de Terre-Neuve en raison de la proximité.

«On ne peut pas se permettre d’avoir ce variant. Si ça vient dans nos petits villages, c’est le début de la fin pour nous», a indiqué à TVA Nouvelles Randy Jones, le maire de Gros-Mécatina et préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent.

La prochaine saison de la pêche pourrait également faire augmenter les risques de contracter le variant indien, selon M. Jones.

« Pour les gens de Blanc-Sablon et de Bonne-Espérance, le temps s’en vient pour la pêche du capelan, le hareng et le maquereau. Et tout ça est transporté à Terre-Neuve (pour y être transformé). Ça, ça va avoir un impact pas à peu près», a affirmé l’élu.

Le directeur de la santé publique de la Côte-Nord, Richard Fachehoun, s’est cependant fait rassurant en rappelant que la majorité des habitants de la Basse-Côte-Nord ont reçu leur deuxième dose de vaccin. Ce qui représente une protection efficace contre les variants.

«On met en place un certain nombre de mesures, on suit la situation de très près pour voir si on a besoin d’aller plus loin actuellement. Pour l’instant, tout semble correct. On demande à la population deux choses : la vigilance et les deux doses de vaccins», a indiqué M. Fachehoun.

La vaccination est d’ailleurs un enjeu dans la municipalité de Caniapiscau, selon la Santé publique Côte-Nord: seulement 62% des résidents âgés de 12 ans et plus ont reçu une première dose et ce pourcentage tombe à 33% pour la deuxième dose, a appris TVA Nouvelles.

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