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«Je ne commencerai pas à enquêter à savoir si M. Brûlé est mort ou pas»

La mort subite de l’éditeur Michel Brûlé au Brésil, alors qu’il était en attente d’une sentence après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle, devra être prouvée par une attestation, a fait savoir le DPCP mardi matin.

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«Comme pour tous les accusés qui décèdent pendant les procédures judiciaires, nous allons faire des démarches afin d'obtenir un document officiel qui atteste du décès», a fait savoir la porte-parole du DPCP, Me Audrey Roy Cloutier à TVA Nouvelles.

Michel Brûlé serait mort après avoir fait une violente chute à vélo lundi après-midi à Guarapari, ville côtière, où son frère possède une auberge, a rapporté son avocat Me Charles Brochu, en entrevue à TVA Nouvelles.

Me Brochu, qui était en contact étroit avec la famille, explique que le frère de Michel Brûlé serait arrivé sur les lieux de l’accident rapidement et l’aurait vu périr. 

L'avocat de Michel Brûlé, Me Charles Brochu | capture d'écran | TVA Nouvelles

«Il a constaté que Michel Brûlé avait le cou cassé. Il a marmonné quelque chose à son frère et ç’a arrêté là. C’est ce que je connais de l’histoire», détaille Me Brochu. 

Si plusieurs se demandent si Michel Brûlé tentait de fuir les procédures judiciaires et la sentence, son avocat assure que celui-ci ne s’est jamais défilé et c’est plutôt la pandémie qui l’a empêché de revenir au Québec.

«Lors du verdict, le ministère public n’a pas demandé que son passeport soit saisi ou remis à la cour. [...] Il est allé passer le temps des Fêtes chez son frère et devait revenir en janvier. S’il n’est pas revenu, c’est uniquement à cause de la pandémie.»

Les États-Unis ont effectivement interdit à tous les vols en partance du Brésil de se poser sur leur territoire en raison de la pandémie en janvier. 

«Le seul lien possible direct entre le Brésil et Toronto c’était au mois de juillet, le 6 juillet», assure son avocat.

Rapatrier le corps      

La mère de Michel Brûlé veut tenter de faire des démarches afin de rapatrier le corps, mais les délais de la pandémie pourraient compliquer la tâche. 

«Le Brésil, ce n’est pas le Canada! Si on ne peut pas rapatrier le corps avant le mois de juillet, il faut faire quelque chose avec entre temps. [...] Ce sont des décisions qui seront prises en famille», détaille Me Brochu. 

L’avocat admet que la mort de Michel Brûlé survenue au Brésil rend les choses particulièrement complexes. 

«Si j’obtiens un certificat de décès et que je le soumets à la cour le 18 juin prochain, je ne peux pas aller plus loin que ça. Je ne commencerai pas à faire une enquête policière à savoir si M. Brûlé est mort ou pas mort. Selon les informations que j’ai, il est décédé», lâche-t-il tout en comprenant les interrogations de la population. 

«Je suis capable de vivre avec ça. Moi ce n’est pas mon mandat, mon mandat était de le représenter. Ça va arrêter là», conclut-il. 

Selon le frère de la victime, ses funérailles pourraient avoir lieu aussi vite que demain, mercredi, à Guarapari. Michel Brûlé sera enterré dans la même municipalité.

Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault à QUB radio:

 

Affaires mondiales Canada informé  

Par ailleurs, Affaires mondiales Canada a expliqué dans un courriel envoyé à TVA Nouvelles être au courant du décès d’un citoyen canadien au Brésil.

«Des services consulaires sont offerts à la famille. Les représentants consulaires au Brésil établissent des communications avec les autorités locales afin de recueillir plus d'information sur ce cas», a indiqué l’organisation sans donner plus de détails en raison de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

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