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D’août 2020 à avril dernier: plus de Montréalais ont acheté une propriété en région

Bloc maison

Illustration Fotolia

Beaucoup de Montréalais ont fait leurs boites pendant la pandémie pour élire domicile en région et d’autres ont acheté un chalet pour mieux ventiler, comme le montre une autre étude confirmant cette tendance portée par le télétravail.

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Selon la firme JLR Solutions financières, une société d’Equifax, la proportion d’acheteurs montréalais ayant déménagé en région dans la dernière année pandémique a augmenté de 5 %, passant de 20 à 25 %.

Par exemple, la proportion de Montréalais ayant acheté en Mauricie a doublé, de 10 à 20 %, d’août 2020 à avril dernier. En Estrie, la proportion est passée de 19 à 27 % d’acheteurs dont l’adresse était située dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Selon JLR, ces gens ont dû payer un prix médian 85 000 $ plus élevé que les autres acheteurs dans cette région durant cette période.

Même la Gaspésie compte désormais un plus grand contingent d’anciens Montréalais, avec une proportion d’acheteurs qui a atteint 21 %, d’août à avril, un bond de huit points de pourcentage.

Dans les régions immédiates de l’île de Montréal, la proportion d’acheteurs montréalais, déjà forte, a encore grandi au cours des derniers mois. C’est le cas de Lanaudière (51 à 60 %), des Laurentides (55 à 61 %) et de la Montérégie (38 à 47 %).

Mais les Montréalais ne sont pas les seuls à avoir fait surchauffer le marché immobilier, créant une rareté des maisons à vendre et, en conséquence, une hausse des prix.

«Le nombre d’acheteurs locaux ou de l’extérieur de Montréal a crû de 20 % à 64 % dépendamment des régions au cours de la période analysée, alors que le nombre d’acheteurs montréalais a grimpé de 73 % à 173 %, selon les secteurs», a écrit JLR dans son rapport.

C’est la pandémie et le télétravail qui ont généré tout cet engouement pour les régions.

«Les acheteurs provenant de Montréal se font plus nombreux en région et ont contribué aux hausses de prix un peu partout au Québec», a indiqué JLR, dans son rapport.

«Cependant, la demande locale a également été forte et témoigne de l’engouement actuel pour le marché de l’habitation, a-t-on aussi mis en perspective. La vaccination permettra probablement aux Québécois de renouer quelque peu avec la réalité prépandémie, ceci dit, certains changements risquent de perdurer.»

Parmi ces changements, JLR cite le télétravail ou une formule hybride faite de travail au foyer et en présentiel, «ce qui favorisera encore la demande en région», croit-on.

L’énergie et les attraits de la ville pourraient toutefois venir à manquer aux anciens Montréalais, dit-on. «Aussi, lorsqu’il deviendra plus sécuritaire de voyager, certains pourraient diminuer leur présence au chalet et souhaiter se départir de celui-ci vu la faible utilisation qu’ils en font. Bref, à plus long terme, le télétravail aura certainement pour effet de permettre à plusieurs de s’installer dans des régions éloignées du centre-ville, mais cet effet devrait être moindre une fois la pandémie derrière nous», a indiqué JLR.

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