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Un coup qui peut mettre fin à une carrière, selon un neuropsychologue

Même s’il a été violemment frappé par Mark Scheifele mercredi soir à quelques minutes de la fin du premier match de l’affrontement Canadiens-Jets, Jake Evans n’a pas eu à être transporté à l’hôpital, mais a été surveillé de près par les médecins de l’équipe et avec raison. 

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Evans, qui a subi hier une quatrième commotion cérébrale en carrière, est plus à risque de séquelles, expliquent les experts rencontrés par TVA Nouvelles. 

«On sait que les commotions cérébrales ont un effet cumulatif. Chaque commotion risque de causer des déficits importants, des déficits qui peuvent rester. Ça risque aussi d’accélérer le vieillissement du cerveau et mener à une encéphalopathie traumatique chronique», explique le Dr Dave Ellemberg, professeur à l’Université de Montréal, et neuropsychologue spécialisé dans la problématique des commotions cérébrales. 

AFP

Pour le neuropsychologue Alain Ptito, le geste brutal de Scheifele devrait être puni au plus haut point par la Ligue nationale de hockey (LNH). 

«Pour éviter qu’il y a ait des gestes de vengeance des autres joueurs, où d’autres joueurs pourraient risquer de subir des commotions en se cognant et en se bagarrant», prévient le Dr Ptito. 

Quel impact sur sa carrière?  

Pour le président de l’Association des neurologues du Québec, François Evoy, difficile de savoir à quel point ce nouveau traumatisme à la tête pour Jake Evans aura des conséquences sur sa carrière.

«C’est une boîte à surprise, on ne le sait pas. Les gens qui font une commotion cérébrale vont réagir différemment, malgré l’intensité du choc. Des gens vont subir des chocs épouvantables, très sévères et rapidement se rétablir», explique-t-il. 

Toutefois, plus un choc à la tête se répète, plus les risques de complications sont grands. 

«Le hockey c’est un beau sport, mais c’est un sport malheureusement qui est extrêmement rapide, et quand il s’agit de traumatismes crâniens, la vitesse c’est un facteur important», ajoute Dr Evoy. 

Même si Jake Evans n’a pas été hospitalisé et que la commotion cérébrale est un traumatisme considéré léger, «ça ne veut pas dire que parce que c’est léger, que ce n’est pas grave. Ce genre de traumatisme peut quand même mettre fin à la carrière d’un joueur, surtout si les traumatismes s’additionnent », conclut le Dr Evoy. 

Victoire et anniversaire assombris  

Jake Evans qui a célébré son 25e anniversaire lors du match fatidique était particulièrement affecté au lendemain des événements, a souligné l’entraîneur du CH Dominique Ducharme en point de presse jeudi matin.  

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AFP

«Il (Evans) était émotif. Pour un joueur, c'est un peu un choc, ce qui est arrivé. Je pense aussi aux gens qui regardent à la télé, sa famille, sa copine. Oui il était émotif.» 

L’attaquant qui performait bien depuis le début des séries ne pourra certainement pas envisager un retour au jeu avant plusieurs matchs. 

L’organisation du CH soutient qu’il sera absent pour une période indéterminée. 

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