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La Caisse de dépôt et placement du Québec doit se retirer de tout projet lié à GNL/Gazoduq, selon des groupes environnementaux

Photo d'archives

Des groupes environnementaux, dont Greenpeace et la coalition Sortons la Caisse du carbone, estiment que la Caisse de dépôt et placement du Québec doit se retirer de tout projet lié à GNL/Gazoduq.

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Dans un billet publié vendredi, l’Institut de recherche et d’informations socio-économique (IRIS) indiquait qu’«une recherche plus approfondie sur les investisseurs à l’origine du projet de terminal d’importation allemand nous apprend que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est une actionnaire importante de Fluxys, l’investisseur désigné comme opérateur du futur terminal».

Dans le rapport annuel de cette entreprise belge de transport et de stockage de gaz naturel, on y apprend notamment que son chiffre d’affaires consolidé avoisine 1 milliard € et que la CDPQ est actionnaire à hauteur de 19,88 %.

C’est à la suite de ces révélations que des groupes environnementaux estiment qu’en investissant dans l’entreprise Fluxys, la Caisse se rend «complice d’un projet qui freinerait la transition énergétique des marchés visés tel que clairement évoqué par le Bureau d’audiences publiques pour l'environnement (BAPE) dans son rapport défavorable, déposé en mars dernier».

«Après tout ce qu’on a appris sur les impacts du projet GNL Québec/Gazoduq sur le climat, la biodiversité, l’industrie touristique locale et les tarifs d’hydroélectricité des Québécois.e.s, voilà maintenant qu’on utiliserait en plus l’argent de leur bas de laine pour investir dans une énergie qui sera reléguée aux oubliettes d’ici quelques années», ont-ils déploré, par voie de communiqué.

Pour Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada, ce partenariat «discrédite» la Caisse et «ses prétentions vertes».

«[La Caisse] ignore également les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie qui vient de statuer que de nombreux terminaux de GNL en construction devront être abandonnés pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius», a rappelé M. Bonin.

Selon un sondage Léger datant de novembre 2020, 54 % des Québécois ont indiqué être «défavorables» à un appui financier de l’État à ce projet, alors que 28 % des répondants ont déclaré être «favorables».

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