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Difficile d’enquêter sur ses futurs locataires

GEN - ROBERT RICHARD

Photo Martin Alarie

À l’approche du 1er juillet, plusieurs propriétaires de logements n’arrivent pas depuis plus d’un mois à vérifier les antécédents de leurs futurs locataires à cause de risques de piratage informatique. 

« J’ai quatre logements à louer et 22 visites en fin de semaine. Comment je vais faire pour démêler tout ce monde-là à c’t’heure ? » tonne Robert Richard, qui possède quelques immeubles d’appartements sur la Rive-Nord. 

Service essentiel

Avant de signer un bail, les propriétaires comme lui pouvaient compter sur le service Proprio Enquête pour obtenir les antécédents au Tribunal administratif du logement (TAL) de chaque personne.

Or, à la suite de craintes concernant le vol de données, le TAL a dû resserrer les règles en mai dernier pour consulter virtuellement son plumitif, où on trouve l’éventail des comparutions. Proprio Enquête, qui est un service offert par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), peine depuis à avoir accès à ce précieux document.

« Je peux faire mes recherches moi-même, mais des Éric Tremblay, il y en a un méchant paquet ! » poursuit Robert Richard, qui pense que la CORPIQ aurait dû s’adapter beaucoup plus rapidement aux nouveaux barèmes de sécurité du TAL.

Hausse des tarifs

La Corporation est consciente du sérieux désagrément qu’a causé cette situation pour ses membres à l’approche de la période de déménagement.

« On devrait pouvoir livrer le service la semaine prochaine », indique cependant le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.