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Manque d'impartialité: le BEI perd en Cour du Québec

Agence QMI

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) devra 30 000 $ à la famille de Koray Kevin Celik, décédé en mars 2017, pour avoir manqué d’impartialité et de transparence dans ses communications avec le public au sujet de sa mort.

Dans sa décision rendue mardi, le juge de la Cour du Québec à Montréal, Louis Riverin, a conclu que l'organisme d'enquête était fautif d’avoir publié un communiqué qui ne relatait qu’un seul point de vue et «qui laisse croire qu’il prenait position en faveur de la version policière».

«Il porte ainsi une atteinte directe aux demandeurs quant à leur réputation et honneur», peut-on lire dans le jugement.

Le BEI a aussi «manqué à ses obligations envers les membres de la famille» et «n’a pas communiqué toute l’information pertinente relative au processus d’enquête indépendante», a indiqué la Cour.

Par conséquent, le BEI va devoir verser 20 000 $ aux parents de la victime et 5000 $ à chacun de ses frères, Deniz et Tyler Celik, en plus d’y ajouter les intérêts.

À la suite de son enquête sur la mort du jeune homme de 28 ans, survenue au cours d’une intervention policière, le BEI a publié un communiqué, le 9 août 2018, dans lequel il mentionne que la victime était intoxiquée, agressive et qu’elle est décédée après avoir fait un arrêt cardiaque soudain. Le BEI a rejeté toute faute de la part des quatre policiers intervenus à la résidence de L’Île-Bizard le soir du 6 mars 2017.

Or, selon la famille Celik, leur fils, bien qu’intoxiqué, n’était pas agressif. Selon elle, c’est plutôt la violence de l’intervention policière qui serait à l’origine de la mort de leur enfant.