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Le complotiste Mario Roy condamné à 11 000 $ d'amende et des travaux communautaires

Mario Roy

Capture d'écran d'archives

Une des figures du mouvement anti-masque a été condamnée ce matin à 11 000 $ d’amende, des travaux communautaires et de se couper des réseaux sociaux, pour avoir violé un ordre de la cour lui interdisant de poser des gestes réservés aux avocats.

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« Je comprends bien, je vais respecter l’ordonnance », a confirmé Mario Roy, ce mercredi au palais de justice de Montréal.

Roy, 49 ans, s’est fait un nom durant la crise sanitaire en s’opposant au port du masque obligatoire, en organisant une grande fête sur un verger malgré l’interdiction du rassemblement, ou encore en déposant une plainte contre le Dr Horacio Arruda en raison des mesures sanitaires.

Il est d’ailleurs accusé au criminel pour avoir comploté avec d’autres individus pour bloquer le tunnel Louis-Hyppolite Lafontaine afin de protester contre les mesures sanitaires en mars dernier.

Mais avant de se lancer dans les questions de santé publique, Roy en avait contre la DPJ. Avec d’autres, il avait fondé « L’unité citoyenne d’enquêtes anti-corruption » et mettait en ligne des vidéos où il expliquait par exemple préparer des recours civils pour d’autres.

Cela lui avait valu une ordonnance de la cour lui interdisant de poser des gestes réservés aux avocats. Roy en a fait fi, si bien qu’il a été déclaré d’outrage au tribunal en mars dernier. Et après plusieurs tergiversations, la punition est tombée ce matin.

Fini les réseaux sociaux  

En plus de 230 heures de travaux communautaires, Roy a accepté de se couper des réseaux sociaux, même de façon indirecte, pour une année.

Car même détenu, Roy continue de s’adresser à ses fans en appelant un proche qui met son téléphone sur haut-parleur tout en la diffusant sur Facebook.

Pas plus tard qu’hier, un proche a mis une vidéo où on entend Roy remercier les gens pour les dons qu’ils ont faits, ou encore lancer un commentaire raciste.

Roy devra également payer une amende de 11 000 $, tandis que l’organisme qu’il dirige devra payer 10 000 $.

Enfin, il a accepté de ne pas poser des gestes réservés aux membres du Barreau.

Roy n’en a toutefois pas fini avec la justice, puisqu’il attend encore un procès au criminel pour harcèlement et intimidation envers une avocate. Dans ce dossier, Roy a fait savoir qu’il souhaite un procès devant jury.