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Sondages COVID: l’opposition demande à la CAQ de rembourser les questions «partisanes»

L’opposition demande à la Coalition avenir Québec de rembourser à l’État le coût des questions «partisanes» posées dans le cadre d’un sondage pour mesurer l’adhésion de la population aux mesures sanitaires. 

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Mercredi, l’Agence QMI a révélé que le Conseil exécutif, le ministère du premier ministre François Legault, testait la confiance de la population envers les ministres du gouvernement par le biais d’un coup de sonde sur la COVID-19 mené dans le cadre d’un contrat d’une valeur de près de 2 millions $ octroyé à la firme SOM, en février dernier.

«Ce ne sont pas des questions qui sont d'ordre d'intérêt public, ce sont des questions qui sont partisanes. Ce genre de sondages ne devraient pas être payés par les derniers publics, ils devraient être payés par la Coalition avenir Québec, comme parti», a réagi mercredi la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

Questionné à ce propos au Salon bleu, le leader parlementaire adjoint du gouvernement, Éric Caire, a toutefois défendu l’utilité de ces questions.

Tout en reconnaissant que François Legault testait la confiance de la population envers ses ministres dans des coups de sonde sur la COVID, le député de La Peltrie a dit qu'«il n'a pas besoin des sondages pour faire ça, il regarde les résultats qui sont obtenus par les différents ministres».

Pour le député solidaire Vincent Marissal, ces sondages n’ont toutefois «strictement rien à voir» avec la gestion de la crise de la COVID-19. Il appelle le premier ministre à plutôt consulter les députés de son caucus. «Puis ça va peut-être lui donner une bouffée d'air frais plutôt que de se gaver de sondages puis faire des lubies là-dessus», a-t-il dit.

De son côté, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, demande la publication de toutes les questions contenues dans les sondages sur la COVID, ce que le gouvernement a refusé de faire jusqu’ici.

«Moi, je veux pouvoir faire le lien entre les décisions qui ne respectaient pas la Santé publique, d'une part, et les sondages qu'ils ont effectués, d'autre part», a-t-il indiqué.